L’ultimatum adressé au Qatar expire ce dimanche

92

L’ultimatum adressé au Qatar par l’Arabie saoudite et ses alliés arabes expire ce dimanche sans qu’aucun signe ne dessine la possibilité d’une sortie de crise.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte avaient rompu le 5 juin dernier leurs relations diplomatiques puis fermé toutes frontières aériennes, maritimes et terrestres avec le Qatar, qu’ils accusent de liens avec le terrorisme.

Ils ont transmis le 23 juin au Qatar une série de requêtes à mettre en oeuvre sous dix jours, le délai ainsi fixé à la mise en oeuvre de ces exigences, transmises par le Koweït qui fait office de médiateur, expire dimanche.

En déplacement à Rome, le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed Ben Abdelrahman Al-Thani, a déclaré à la presse que la liste d’exigences « a été conçue pour être rejetée. Elle n’est pas censée être acceptée ou même négociée ».

L’ultimatum arabe, a-t-il ajouté, « ne vise pas à lutter contre le terrorisme mais à restreindre la souveraineté du petit émirat gazier ».

Il a cependant redit que le Qatar était prêt à négocier avec ses voisins arabes. Ceux-ci ont souligné que leurs exigences n’étaient pas négociables.