L’Iran se félicite du « changement de ton » de son rival saoudien

Saïd Khatibzadeh, porte-parole du MAE iranien. Crédit: DR.

L’Iran s’est félicité jeudi du « changement de ton » de l’Arabie saoudite, son rival régional, après des déclarations du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane disant souhaiter de « bonnes » relations avec Téhéran.

L’Iran chiite et l’Arabie saoudite sunnite ont rompu leurs relations diplomatiques en 2016 et s’accusent mutuellement depuis des années de déstabiliser le Moyen-Orient. De plus, le royaume saoudien est un allié des Etats-Unis, pays ennemi de la République islamique d’Iran.

Mardi, Mohammed ben Salmane a pourtant affirmé que « l’Iran est un pays voisin et tout ce que nous souhaitons c’est (d’avoir) des relations bonnes et spéciales avec l’Iran ». Ces propos représentent un changement de ton, le prince héritier ayant régulièrement accusé Téhéran d’alimenter l’insécurité régionale.

« L’Iran (…) a été un pionnier sur la voie de la coopération régionale et se félicite du changement de ton de l’Arabie saoudite », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh, dans un communiqué, en réponse aux déclarations du prince héritier saoudien.

 

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« En adoptant des points de vues constructifs basés sur le dialogue, ces deux pays importants de la région et du monde islamique peuvent surmonter les différends et lancer un nouveau chapitre de coopération pour parvenir à la paix, la stabilité et au développement régional », a-t-il ajouté.

La 19 avril, un responsable gouvernemental irakien a confirmé une rencontre à Bagdad entre des responsables iraniens et saoudiens.

Un diplomate occidental a alors indiqué avoir été « informé en amont de ces discussions », qui lui ont été présentées comme « visant à (…) créer de meilleures relations » entre l’Iran et l’Arabie saoudite.

Ryad a officiellement nié ces discussions dans la presse d’Etat tandis que Téhéran n’a pas commenté directement, se contentant de dire avoir « toujours salué » la tenue d’un dialogue avec l’Arabie saoudite.

Ryad et Téhéran soutiennent des camps opposés dans des conflits de la région, au Yémen et en Syrie.