L’Iran rejette les demandes de Washington de libérer des détenus américains

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USA and Iran

L’Iran a rejeté samedi les demandes de la Maison-Blanche de relâcher des Américains détenus dans la République islamique en expliquant que les autorités n’avaient pas de contrôle sur le pouvoir judiciaire.

Bahram Ghasemi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré aux USA que le pouvoir judiciaire, les tribunaux et les juges, en Iran, sont totalement indépendants, comme c’est le cas dans tout autre pays.

La Maison-Blanche a sommé, vendredi  21 juillet, Téhéran de rapatrier rapidement des Américains détenus en Iran, sous peine de se voir infliger de nouvelles sanctions.

La mise en garde intervient dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran, quelques jours après que Donald Trump ait annoncé une nouvelle série de sanctions contre l’Iran, sans toutefois revenir sur l’accord nucléaire de juillet 2015.

Le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes a dénoncé un «communiqué interventionniste et menaçant», affirmant qu’il n’aurait aucun effet sur la volonté et la détermination du système judiciaire de juger et punir les criminels et ceux qui violent les lois du pays et la sécurité nationale.

 

10 ans de prison pour un ressortissant américain
La mise en garde de Washington, qui n’a plus de relations diplomatiques avec Téhéran depuis 1980, est intervenue à la suite de la condamnation à 10 ans de prison d’un ressortissant américain annoncée dimanche dernier par les autorités judiciaires iraniennes.

La Maison-Blanche a accusé l’Iran d’utiliser les détentions et les prises d’otage comme des instruments de la politique d’État, une pratique qui continue à ce jour avec la condamnation de Xiyue Wang à 10 ans de prison pour près de 40 ans.

Elle cite également l’homme d’affaires Siamak Namazi et son père Mohammad Bagher Namazi, deux ressortissants irano-américains condamnés en octobre 2016 à 10 ans de prison pour « espionnage » au profit de Washington.

Les États-Unis demandent aussi de longue date la libération de Robert Levinson, ancien agent du FBI, porté disparu en Iran depuis 2007.

À ce sujet, Ghasemi a déclaré que le dénommé Robert Levinson s’est rendu en Iran il y a plusieurs années, et l’Iran ne dispose d’aucune nouvelle information sur son sort depuis qu’il a quitté le territoire iranien. Il a d’autre part critiqué la détention « infondée » aux États-Unis de plusieurs Iraniens ces dernières années.