Libye: une dispute au Parlement dégénère en accrochage armé, deux blessés

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Une dispute entre membres de la garde présidentielle à l’entrée du Parlement libyen s’est rapidement transformée mardi en accrochage armé, faisant plusieurs blessés dont un parlementaire, a indiqué un témoin sur place.
« Une dispute a éclaté entre des membres de la garde présidentielle. (…) Le député de Tobrouk (est) Saleh Hachem a été légèrement blessé en intervenant pour les séparer », a indiqué à l’AFP ce témoin sous couvert d’anonymat.
« Un garde a également été blessé par balles, ils ont tous les deux été admis à l’hôpital et se portent bien », a-t-il ajouté
La Chambre des représentants, Parlement élu en 2014 et siégeant à Tobrouk, devait voter fin juillet une loi organisant le référendum sur le projet de Constitution, un texte dont le pays a été privé pendant plus de 42 ans de dictature.
Mais à plusieurs reprises, les séances ont été levées à cause de disputes entre parlementaires sur le texte de la loi.
Et là encore, la séance a été levée jusqu’à fin août.
Depuis la chute de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à se relever et reste déchirée par des luttes de pouvoir et minée par une insécurité chronique.
Pays aux riches ressources pétrolières, la Libye est dirigée par deux autorités rivales, à Tripoli par le gouvernement d’union nationale (GNA) soutenu par la communauté internationale, et dans l’Est par un cabinet parallèle appuyé par l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le général Khalifa Haftar.
Réunis à Paris fin mai par le président français Emmanuel Macron, quatre principaux protagonistes du conflit libyen s’étaient engagés, sans pourtant signer de texte, à organiser des élections avant la fin de l’année.
Mais un référendum doit être organisé sur un projet de Constitution, et une loi électorale rédigée et adoptée avant d’éventuelles élections dont les dates sont toujours incertaines.