Libye: l’intervention turque inquiète la France et l’Egypte

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Les présidents français Emmanuel Macron et égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont évoqué par téléphone « les risques d’une escalade militaire » en Libye, appelant « l’ensemble des acteurs internationaux et libyens (…) à la plus grande retenue », a annoncé la présidence française.

Le président Recep Tayyip Erdogan a ouvert jeudi la voie à une intervention militaire turque directe en Libye en annonçant un prochain vote au Parlement sur l’envoi de troupes pour soutenir le gouvernement de Tripoli face à l’homme fort de l’est libyen Khalifa Haftar.

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est désormais en proie à de profondes luttes d’influence. Deux autorités se disputent aujourd’hui le pouvoir : le GNA à Tripoli (ouest), et un gouvernement et un Parlement acquis au maréchal Khalifa Haftar, dans l’est libyen.

Le président du Parlement libyen, Aguila Saleh, a appelé samedi 28 décembre la communauté internationale à retirer sa légitimité au gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli (Libye) et reconnu par l’ONU, après des accords controversés signés avec la Turquie.