Libération d’un Palestinien arrêté après avoir participé à la conférence de Bahreïn

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Un Palestinien arrêté après avoir participé à une conférence à Bahreïn sur le volet économique du plan de paix américain pour le Proche-Orient a été libéré par l’Autorité palestinienne, a indiqué dimanche sa famille.

Salah Abou Mayala, un homme d’affaires originaire de Hébron en Cisjordanie, a été arrêté samedi avant d’être libéré en soirée. Un de ses proches a indiqué dimanche à l’AFP que M. Abou Mayala était rentré chez lui.

Il avait participé dans la semaine à la rencontre de Manama, boycottée par l’administration palestinienne qui estimait qu’elle était vouée à l’échec.

Samedi, une source de sécurité palestinienne a indiqué que l’administration de Ramallah avait décidé d’arrêter les Palestiniens ayant participé à la conférence de Bahreïn.

A Washington, la Maison Blanche s’est félicitée de la libération de M. Abou Mayala, selon Jason Greenblatt, conseiller du président Donald Trump et l’un des architectes de la conférence de Manama.

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L’administration américaine « a hâte » de reprendre les discussions avec ceux qui ont participé à la rencontre « et avec tous ceux qui souhaitent un meilleur futur pour les Palestiniens », a-t-il dit dimanche.

Si les plus importants hommes d’affaires palestiniens ont boudé la conférence, accusant Washington d’essayer d’utiliser son influence financière pour acheter leurs aspirations à un Etat, quelques uns s’y sont toutefois rendus, à titre individuel, comme Salah Abou Mayala.

Etait aussi présent à Bahreïn Ashraf Jaabari, un homme d’affaires controversé en raison de ses liens avec les colons israéliens.

Néanmoins, l’ensemble des organisations palestiniennes, dans un rare élan d’unité, a condamné la rencontre, co-organisée mardi et mercredi par les Etats-Unis dans le but de présenter le volet économique de leur plan censé régler le conflit israélo-palestinien, attendu de longue date.

Les dirigeants palestiniens accusent Washington d’un parti pris en faveur d’Israël et ont coupé tout contact formel avec l’administration du président Trump depuis qu’il a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël, alors que les Palestiniens espèrent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.