Liban: faible espoir de retrouver un survivant dans les décombres à Beyrouth

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EDITORS NOTE: Graphic content / A helicopter puts out a fire at the scene of an explosion at the port of Lebanon's capital Beirut on August 4, 2020. (Photo by STR / AFP)

Des secouristes au Liban ont repris samedi les recherches dans les ruines d’un immeuble d’un quartier sinistré de Beyrouth, même si l’espoir s’amenuise de retrouver un survivant sous les décombres un mois après l’explosion, ont indiqué à l’AFP des responsables.

« Les recherches se poursuivent depuis avant-hier, mais les chances sont très faibles » de retrouver des victimes, a indiqué samedi à l’AFP le directeur des opérations de la Défense civile libanaise, George Abou Moussa. « Nous n’avons rien trouvé jusqu’à maintenant », a-t-il précisé.

Une équipe de secouristes chiliens dans la capitale libanaise avait détecté jeudi des pulsations cardiaques sous les décombres d’un bâtiment grâce à un chien renifleur et des scanners thermiques, faisant naître l’espoir de retrouver un survivant de l’explosion du port, qui a détruit le 4 août des quartiers entiers, faisant 191 morts et blessant plus de 6.500 personnes.

Samedi, les opérations se déroulent dans les ruines de la cage d’escalier de l’immeuble, a précisé à l’AFP un secouriste de la défense civile sur le terrain, Qassem Khater.

« Nous n’allons pas quitter le site avant d’avoir fini les recherches sous les décombres, même si l’immeuble menace de s’effondrer », a-t-il assuré.

De son côté, un des secouristes chiliens, Walter Munoz, a assuré à des journalistes que l’espoir de retrouver un survivant était de « 2% ».

Le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, avait déclaré à des journalistes jeudi qu’il pourrait y a avoir un ou deux corps, et peut-être même un survivant.

Cette annonce, un mois après l’explosion apocalyptique causée par plusieurs tonnes de nitrate d’ammonium stockées depuis des années au port sans mesures de précaution, a suscité un regain d’espoir et ému une grande partie de l’opinion publique, encore traumatisée et sous le choc.

« Ceci est notre dernier pouls », a ainsi écrit vendredi sur Facebook Nasri Sayegh, artiste visuel et acteur beyrouthin.