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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    La région du Akkar, dans le nord du Liban, se retrouve comme coupée du monde mardi en raison des coupures d’électricité et d’une interruption des télécommunications causées par les pénuries de carburant, deux jours après l’explosion meurtrière d’un réservoir d’essence.

    Le Liban traverse l’une des plus pires crises économiques au monde depuis le milieu du XIXe siècle, selon la Banque mondiale, avec une multitude de pénuries — d’essence et de médicaments notamment — qui rendent le quotidien de plus en plus pénible.

    L’électricité étatique est coupée désormais jusqu’à 22 heures par jour. Les générateurs de quartiers, qui prennent habituellement le relais, sont également contraints de rationner le courant, en raison des pénuries de carburant et d’une explosion des prix.

    Faute de fioul, « plusieurs régions du Akkar connaissent une interruption quasi totale des réseaux de téléphonie terrestre et cellulaire, mais aussi de l’internet », a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI).

    Ces coupures ont affecté « les secteurs bancaires et financiers, les services de production, mais aussi les institutions publiques et privées ».

    C’est dans cette région du Akkar qu’une citerne d’essence a explosé dimanche, faisant au moins 28 morts et près de 80 blessés, une tragédie qui vient accentuer la pression sur un secteur hospitalier déjà à bout de souffle.

    Mardi, plusieurs hôpitaux du Akkar ont tiré la sonnette d’alarme au sujet des pénuries de carburant qui menacent leurs services.

    « Nous n’avons que 700 litres (de fioul), un stock qui ne suffit que jusqu’à demain », a expliqué à l’AFP Riad Rahal, directeur de l’hôpital privé Rahal, craignant que son établissement dans la localité de Halba ne se retrouve hors service.

    Il a assuré avoir contacté plusieurs fournisseurs de carburant. Pour s’entendre dire qu’ils devaient d’abord approvisionner les centrales téléphoniques, dit-il.

     

    Lire aussi: Au Liban, rage et douleur pour le 1er anniversaire de l’explosion au port

     

    Le centre hospitalier el-Youssef (CHY) est également en quête de mazout, selon Nathaline el-Shaar, assistante de l’administration générale.

    « Depuis hier, les lignes fixes sont hors service », a-t-elle expliqué à l’AFP.

    A Halba comme à Qoubayat (nord), les télécommunications sont temporairement interrompues « en raison du manque de fioul », a indiqué Imad Kreidieh, directeur général d’Ogero, compagnie de téléphonie publique et fournisseur d’internet.

    « Si la crise du carburant persiste, ce qui se passe au Akkar s’étendra à d’autres régions. »

    Dans la banlieue sud de Beyrouth, des coups de feu ont été tirés contre une station service.

    L’agence ANI a fait état de « blessés » sans plus de détails, rapportant un déploiement de l’armée qui a arrêté plusieurs des responsables des tirs.

    Selon une source sécuritaire, des particuliers ayant entreposé leur carburant à la station service ont ouvert le feu contre l’armée qui fait depuis plusieurs jours la chasse aux stocks d’essence.

    Ils ont déclenché un incendie dans la station, accusant son propriétaire d’avoir prévenu l’armée, selon la source.

    Et dans un tweet, l’armée libanaise a précisé mardi soir avoir saisi plus de 4,3 millions de litres d’essence et 2,2 millions de litres de fioul entre samedi et lundi.

    Elle a indiqué avoir obligé ceux qui les détenaient à vendre la quasi-totalité de l’essence et 1,6 million de litres de fioul aux hôpitaux, aux boulangeries et à un service public d’électricité, et à en distribuer un peu plus gratuitement aux citoyens.

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