L’extrême droite israélienne se coalise en vue des élections

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Naftali Benett (G) et Ayelet Shaked (D), qui dirigent la "Nouvelle Droite".

Deux formations de la droite radicale ont annoncé mardi avoir signé un accord d’union pour les élections du 2 mars, au lendemain de l’annonce d’une alliance entre les deux principaux partis de gauche israélienne.

Le parti « la Nouvelle droite » du ministre de la Défense Naftali Bennett et de l’ex-ministre de la Justice Ayelet Shaked et la formation nationaliste religieuse « Union nationale », dirigée par l’actuel ministre des Transports, Betzalel Smotrich, vont se présenter sur une liste commune, selon un communiqué de « la Nouvelle droite ».

« Cette union de tous les courants du sionisme religieux et de la droite laïque assure la formation d’un gouvernement de droite solide », a déclaré Shaked, dans ce communiqué.

Les trois dirigeants ont appelé le ministre de l’Education Rafi Peretz à la tête du parti « Foyer juif », une autre formation de droite religieuse à les rejoindre.

Les membres du comité central de « Foyer juif » ont voté dimanche soir en faveur d’un accord d’union avec la formation d’extrême-droite « Force juive ». Cet accord avec un parti considéré par certains comme « raciste » a empêché pour l’instant l’union de toutes les formations à la droite du Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Israël: Netanyahu reconduit confortablement à la tête du Likoud.

Lors des élections de septembre, les trois formations s’étaient présentées sur une liste commune et avaient obtenu 7 sièges tandis que « Force juive » n’avait pas obtenu 3,25%, le seuil d’éligibilité nécessaire pour faire son entrée au Parlement.

Les partis politiques israéliens ont jusqu’à mercredi minuit pour présenter leurs listes à la commission électorale.

La scène politique israélienne est en pleine ébullition avant les nouvelles législatives, convoquées après l’échec de Netanyahu et de son rival centriste Benny Gantz à former un gouvernement de coalition à l’issue des dernières élections de septembre.

Pour former cette coalition, il faut s’assurer le soutien de 61 élus sur les 120 que compte le Parlement.

Lundi, le parti travailliste israélien et le parti de gauche Meretz ont annoncé leur alliance en vue des législatives du 2 mars avec l’objectif de contrer Netanyahu.