L’ex-roi d’Espagne Juan Carlos a réglé une dette fiscale de 4 millions d’euros

987

L’ex-roi d’Espagne Juan Carlos, confronté au scandale et qui vit en exil, a réglé une dette fiscale de plus de 4 millions d’euros dans son pays, affirme le quotidien El Pais jeudi.

Les arriérés fiscaux étaient dus sur la valeur de vols dont le roi avait bénéficié jusqu’en 2018 de la part d’une société de jets privés et qu’il n’avait pas déclarés, affirme le quotidien, citant des « sources bien informées ».

En décembre, l’ancien souverain, qui a régné de 1975 à 2014 mais s’est exilé depuis août aux Emirats arabes unis, avait volontairement réglé une première ardoise fiscale de près de 680.000 euros.

Cette dette faisait suite à une déclaration fiscale sur des revenus précédemment non déclarés. Une enquête anti-corruption avait été révélée en novembre, portant sur l’utilisation par l’ancien monarque de cartes de crédit liées à des comptes bancaires aux noms d’un entrepreneur mexicain et d’un officier de l’armée de l’air espagnole.

 

Lire aussi. Espagne: l’exil de Juan Carlos aux Emirats attise les critiques

 

Selon des sources judiciaires, cette enquête vise à déterminer s’il a utilisé des prête-noms pour blanchir de l’argent après 2014, date de son abdication et donc de la fin de son immunité de chef d’Etat.

Deux autres enquêtes judiciaires visent les finances de l’ex roi.

L’une vise à déterminer si Juan Carlos a empoché une commission dans le cadre de l’attribution à des entreprises espagnoles d’un contrat pour la construction d’un train à grande vitesse en Arabie saoudite en 2011.

L’autre enquête a été ouverte après un rapport du service de prévention du blanchiment de capitaux et confiée au Tribunal suprême, seul habilité à juger un ancien souverain.