Les premiers migrants de l’Aquarius sont arrivés à Valence

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AFP PHOTO / JOSE JORDAN

Le premier groupe des migrants du bateau l’Aquarius sont arrivés, dimanche matin, au port de Valence (Est de l’Espagne) où ils ont commencé à débarquer vers 07h20 (HL) pour être pris en charge par le dispositif spécial mis en place par les autorités espagnoles.
Arrivés au bord du bateau Dattilo des gardes côtes italiens, ce premier groupe est formé de 274 migrants, dont 182 hommes, 32 femmes et 60 mineurs, rapportent les médias espagnols.
L’arrivée des deux autres bateaux transportant le reste des migrants, dont l’Aquarius de l’ONG française SOS Méditerranée, est attendue tout au long de la matinée, après la fin du débarquement et de la prise en charge du premier groupe.
Un important dispositif a été mis en place par l’Espagne pour accueillir les 629 migrants de l’Aquairus qui sont de 26 nationalités. Y prendront part quelques 2.320 personnes, dont un millier de volontaires de la Croix-Rouge et 470 traducteurs.
La vice-présidente du gouvernement espagnol, Carmen Calvo, a annoncé samedi que l’Espagne a accepté une proposition de la France d’accueillir une partie des migrants du bateau l’Aquarius.
« Carmen Calvo, chargée par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, de coordonner le dispositif d’accueil des migrants, a accepté cette proposition du gouvernement de la France, suite à un entretien avec l’ambassadeur français en Espagne », selon un communiqué de la présidence de l’exécutif espagnol.
Après l’arrivée des migrants de l’Aquarius au port de Valence et une fois les protocoles d’accueil achevés, la France acceptera d’accueillir ceux d’entre eux qui exprimeront le souhait d’aller dans ce pays.
Ballottés en Méditerranée depuis le week end dernier après le refus de l’Italie et de Malte de les accueillir, quelque 629 migrants sont partis mardi dernier vers l’Espagne à bord de trois bateaux dont le navire humanitaire Aquarius.
Ces migrants, secourus au large de la Libye les 9 et 10 juin, sont restés bloqués jusqu’à mardi à une trentaine de milles des côtes maltaises, suite au refus des deux pays de les accueillir, déclenchant ainsi une vague d’indignation ou d’approbation, dans toute l’Union européenne.