Les médias chinois comparent les violences aux Etats-Unis à celles à Hong Kong

Les médias d’Etat chinois ont établi ce week-end un parallèle entre l’action des militants pour la démocratie à Hong Kong et les violences dans de nombreuses villes américaines à la suite de la mort après son arrestation par la police de George Floyd, un Afro-américain, dénonçant l’attitude des autorités américaines.

« Un jour, la présidente (démocrate, ndlr) de la Chambre (des Représentants) des Etats-Unis, Nancy Pelosi, a qualifié les violentes protestations à Hong Kong de ‘beau spectacle à voir’ (…). Les responsables politiques américains peuvent maintenant se délecter, de leurs propres fenêtres, de ce spectacle », a ainsi écrit samedi Hu Xijin, le rédacteur-en-chef du journal populaire à grand tirage Global Times.

C’était « comme si les émeutiers radicaux à Hong Kong s’étaient d’une certaine manière faufilés aux Etats-Unis et y avaient flanqué la pagaille comme ils l’on fait l’année dernière » dans ce territoire semi-autonome chinois, a-t-il poursuivi.

Des vidéos ont en outre été diffusées par ces médias pour suggérer que la police de Hong Kong agissait avec plus de « retenue » que les forces de l’ordre sur le sol américain.

« La violence s’étend à travers les Etats-Unis (…) Les responsables politiques américains devraient faire leur travail et aider à résoudre les problèmes aux Etats-Unis, plutôt que d’essayer de provoquer de nouveaux problèmes et des troubles dans d’autres pays », a de son côté commenté dimanche le China Daily, un porte-voix du Parti communiste chinois.

 

 

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La Chine a été furieuse des critiques des pays occidentaux sur sa façon de faire face au mouvement de contestation qui a ébranlé en 2019 Hong Kong, où de nombreux heurts se sont produits avec la police, et a accusé des « forces étrangères » d’en avoir été à l’origine.

Donald Trump a à cet égard annoncé vendredi qu’il souhaitait mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les Etats-Unis, désormais remise en cause. La Chine « n’a pas tenu sa parole donnée au monde d’assurer l’autonomie de Hong Kong », a lancé le président américain.

Washington dénonce en effet depuis plusieurs jours la loi controversée sur la sécurité nationale que Pékin veut imposer à cette ancienne colonie britannique, estimant qu’il s’agit d’un moyen détourné d’y museler l’opposition et d’y rogner les libertés, ce que dément fermement la Chine.

Donald Trump a en outre affirmé ces dernières semaines que le régime chinois était responsable de la propagation du nouveau coronavirus sur la planète et a promis des représailles.