Le Niger a réceptionné un lot du remède traditionnel malgache contre le coronavirus

Le président malgache Andry Rajoelina (G) et Dr Charles Andrianjara, Directeur de l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA) s’adresse à la presse à l’occasion du lancement du "Covid Organics" le 20 avril 2020. AFP

 Les autorités du Niger ont réceptionné mardi un lot du remède traditionnel contre le coronavirus offert par le gouvernement de Madagascar, a indiqué à l’AFP le ministère nigérien de la santé.

« Ismagail Annar, le directeur de cabinet du ministre de la Santé a réceptionné le lot des produits offert gratuitement par Madagascar », a affirmé à l’AFP Souley Zabérou, du ministère.

Les produits sont contenus dans des sachets prêt à être « administrés sous la forme d’infusion », pour « traiter 900 personnes: 300 pour des malades déjà contaminés et 600 à titre préventif », a-t-il précisé.

Le remède baptisé « Covid-Organics » est un breuvage à base d’artemisia, une plante à l’efficacité prouvée dans les multithérapies contre le paludisme, et d’autres herbes qui poussent à Madagascar. Le président malgache Andry Rajoelina a vanté les vertus curatives et préventives de ce produit contre le nouveau coronavirus.

L’efficacité du Covid-Organics contre le Covid-19 n’a pourtant fait l’objet d’aucune étude scientifique publiée. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne qu’en ce qui la concerne la décoction n’a pas été testée quant à son efficacité et son innocuité.

 

 

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Le Niger est le troisième pays africain à en recevoir, après la Guinée-Bissau et la Guinée-Equatoriale la semaine dernière.

Parmi les 37 décès et 755 cas de coronavirus enregistrés par le Niger, selon le dernier bilan officiel lundi, figure le ministre de l’emploi et du travail, Mohamed Ben Omar, décédé dimanche.

Le Niger a décrété l’état d’urgence, fermé les frontières, les lieux de culte et les écoles, et isolé de la capitale du reste du pays.

Fin avril, à l’approche du ramadan, des émeutes de protestation contre le couvre-feu et l’interdiction des prières collectives ont secoué plusieurs quartiers de Niamey.

Plus de 200 personnes ont été interpellées dont dix écroués dans une prison de haute sécurité près de Niamey. Le gouvernement a depuis décidé d’un « assouplissement » des heures du couvre-feu.