Le gouvernement français « regrette » la création d’un comité du parti LREM à Dakhla

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Emmanuel Macron s'entretient avec le conseiller présidentiel pour l'Europe Clément Beaune au sommet du G20 à Osaka le 28 juin 2019 (Photo par Eliot BLONDET / POOL / AFP)

Paris « regrette » la décision du parti présidentiel La République en Marche (LREM) d’ouvrir un comité à Dakhla, a déclaré mardi le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes.

« C’est une initiative prise localement que je regrette et qui ne change rien à la position de la France sur cette question hautement sensible », a déclaré Clément Beaune lors d’une séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

L’ouverture d’un comité de la LREM, parti du président Emmanuel Macron, à Dakhla, au Sahara marocain, a suscité des interrogations, notamment en Algérie, qui soutient le Front Polisario face au Maroc.

 

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La direction de la LREM a déjà laissé entendre ces derniers jours qu’elle ne reviendrait pas sur cette décision qui relève, selon elle, d’une « initiative locale ».

Rappelant le « risque permanent de tension » au Sahara occidental, Clément Beaune a souligné l’importance de la recherche d’une solution politique « dans le cadre de la légalité internationale et des Nations-unies ».

« L’ensemble de cette situation rappelle l’urgence de la seule voie possible, celle de la reprise d’un processus politique. C’est cette voie d’équilibre que défend la France », a-t-il dit. « Dans cette perspective, reconnaissons-le, le plan d’autonomie marocain est une base de discussion sérieuse et crédible qu’il faut prendre en compte ».