Impliqué dans la fusillade du café La Crème, le chef de la mafia marocaine aux Pays-Bas arrêté à Dubaï

13101
Redouane Taghi est l'un des chefs de la Mocro Maffia, nom donné à la mafia marocain aux Pays-Bas./DR

Recherché activement par Interpol depuis plusieurs années, le chef de la mafia marocaine, dite Mocro Maffia, a finalement été arrêté à Dubaï. A la tête d’un des plus grands réseaux de trafic de drogue en Europe, ce néerlandais d’origine marocaine était l’homme le plus recherché des Pays-Bas.

Les autorités émiraties ont annoncé, ce lundi 16 décembre, l’arrestation de Redouane Taghi, un néerlandais d’origine marocaine et ce, en étroite collaboration avec les autorités néerlandaises, mettant ainsi fin à une véritable chasse l’homme, rapporte le site Het Laatste Nieuws.

Le criminel marocain, surnommé De Neus, était derrière le principal réseau de trafic de drogue aux côtés de Saïd Razzouki, un autre Marocain activement recherché. Tous deux étaient très impliqués dans le trafic de drogue. Un business qu’ils intègrent dès leur jeune âge et qui ne fera que fleurir au fil du temps, faisant d’eux, les principaux pourvoyeurs de cocaïne en Pays-Bas et en Belgique.

S’ils demeuraient introuvables, c’est principalement à cause des multiples opérations chirurgicales qu’ils auraient subi afin de modifier leurs apparences, expliquaient les autorités néerlandaises.

Des connexions avec la Colombie, le Maroc et l’Europe

Véritable casse-tête pour les autorités néerlandaises, ces dernières avaient même annoncé l’octroi d’une récompense de 100.000 euros (1.100.000 DH env.) à celui qui pourrait fournir des informations sur les deux criminels, étant ainsi la plus grande récompense jamais octroyée par le ministère public néerlandais.

Les deux hommes sont également soupçonnés d’être derrière plusieurs homicides dans le pays de la tulipe. Dans leur pays natal, les deux criminels avaient de grandes connexions et réussissaient même à faire transiter la drogue, qu’ils importaient directement de Colombie où ils jouissent de relations privilégiées avec plusieurs cartels, affirment les médias locaux.

Le réseau criminel serait également derrière la fusillade du Café La Crème à Marrakech, survenue en novembre 2017. Un règlement de comptes, qui avait pour rappel, conduit à la mort la mauvaise cible, un jeune étudiant en médecine.