Le Canada accorde l'asile à la jeune Saoudienne en fuite en Thaïlande

à 20:30

Lire aussi : Vidéo. Thaïlande: une Saoudienne qui a fui sa famille ne sera "pas renvoyée contre son gré"

 

Elle a aussi affirmé à l'ONG Human Rights Watch qu'elle souhaitait renoncer à l'islam, ce qui la met "sérieusement en danger", souligne l'ONG.

La Thaïlande avait dans un premier temps l'intention de la renvoyer dans son pays à la demande des autorités saoudiennes.

Mais la jeune femme s'est barricadée dans une chambre d'hôtel de l'aéroport, postant sur Twitter une multitude de messages et de vidéos désespérés, et accédant immédiatement à la notoriété internationale.

A la suite d'une mobilisation en sa faveur sur les réseaux sociaux, les autorités thaïlandaises, qui effectuent fréquemment des refoulements à la frontière (entre 50 et 100 par an) avaient renoncé à la renvoyer contre son gré et l'avaient laissée lundi quitter l'aéroport avec des représentants du HCR.

"Le HCR va trouver un pays tiers pour l'accueillir d'ici à deux jours", avait assuré de son côté mercredi à la presse le chef de la police de l'immigration thaïlandaise, Surachate Hakparn, en mentionnant que "plusieurs pays" avaient offert de l'accueillir.

La police thaïlandaise a précisé que le père et un frère de la jeune femme s'étaient rendus à Bangkok, mais qu'elle avait "refusé de les voir".

L'Arabie saoudite est l'un des pays du monde les plus restrictifs pour les droits des femmes. Elles sont notamment soumises à la tutelle d'un homme (père, mari ou autre) qui exerce sur elle une autorité arbitraire et prend à leur place les décisions importantes.

L'affaire Qunun a pris une dimension particulière après le meurtre début octobre du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul en Turquie.