L’ancien SG du FLN algérien réfugié au Maroc ?

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L’ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) et président de l’Assemblée populaire nationale algérienne, Amar Saâdani, aurait demandé l’asile politique au Maroc, rapporte le quotidien « Le Soir d’Algérie ».

Le dirigeant politique algérien était déjà en France où il possède un appartement à Neuilly-sur-Seine à Paris, quand la presse algérienne a révélé en 2018 qu’il était visé par la justice algérienne, le tribunal lui ayant envoyé deux convocations consécutives, auxquelles il n’a pas répondu.

Des sources algériennes rapportent que Saâdani avait déménagé de France au Portugal il y a quelques mois, craignant d’être remis à la justice algérienne, suite à l’accord signé entre Alger et Paris. Il aurait ensuite choisi de se réfugier au Maroc de peur de subir le sort de Abdelmoumen Ould Kaddour arrêté lui aux Émirats arabes.

C’est le même Amar Saâdani qui avait déclaré en 2019 qu’il considérait, d’un point de vue historique que le Sahara est marocain et rien d’autre. « Ce territoire a été enlevé au Maroc au congrès de Berlin, je pense que l’Algérie a versé pendant cinquante ans des sommes faramineuses à ce qui est appelé le Polisario, et cette organisation n’a rien fait et n’est pas parvenue à sortir de l’impasse », avait-il notamment insisté lors d’une interview.

Des médias proches des militaires en Algérie ont attaqué Amar Saâdani en raison de la nouvelle de sa demande d’asile politique au Maroc. Parallèlement, « Le Soir d’Algérie » rapporte que l’ancien secrétaire général du FNL « s’est enfui au Maroc pour échapper à des poursuites judiciaires qui pourraient aboutir à son extradition aux autorités algériennes s’il était resté dans un pays européen. »

De son côté, le site le 360 Algérie rapporte que Amar Saâdani a décidé de se réfugier au Maroc suite après avoir obtenu des assurances auprès de personnes proches des autorités marocaines et « auxquelles il a toujours rendu d’énormes services ».

La justice algérienne s’est transformée, depuis l’éviction de Bouteflika, en un outil de règlement des comptes politiques contre les opposants au régime sous prétexte de « guerre contre la corruption », affirment les opposants algériens.