Lancement ce jeudi du second tour de la Présidentielle en Tunisie

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La campagne électorale du second tour de la Présidentielle anticipée du 13 octobre en Tunisie, devra démarrer jeudi pour prendre fin le 11 octobre, a annoncé mercredi le président de l’Instance Supérieure Indépendante des élections (ISIE), Nabil Baffoun.

Ce scrutin présidentiel, qui se déroulera les 11, 12 et 13 octobre dans les circonscriptions électorales de l’étranger, opposera le candidat Kaïs Saïed, soutenu par le parti Ennahdha, au président du parti « Qalb Tounès » Nabil Karoui, arrivés respectivement premier avec 18,7 pc des suffrages et deuxième (15,5 pc) au premier tour de la présidentielle.

Sur la poursuite de l’incarcération du candidat Nabil Karoui, poursuivi pour « blanchiment d’argent » et « évasion fiscale », le responsable a affirmé que l’instance « a fait tous les efforts possibles pour garantir l’égalité des chances ».

Dans ce sens, il a rappelé que l’ISIE a « envoyé des courriers au ministère de la Justice, au procureur général et même au juge en charge de l’affaire pour qu’ils laissent à Nabil Karoui la possibilité de s’exprimer dans les médias, voire qu’ils le libèrent ».

M. Baffoun a précisé que le Conseil de l’instance tient une réunion ce mercredi pour discuter des suites de la non-libération du candidat à la présidentielle Nabil Karoui.

 

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Il s’est dit « inquiet », dans ce cas, quant à la possibilité de contester l’opération électorale, se disant toutefois respecter l’indépendance de la magistrature.

Auparavant, Baffoun avait indiqué que l’instance se trouve face à une situation inextricable vu l’absence, dans la loi électorale, de dispositions applicables à la situation du candidat Nabil Karoui, qui fait l’objet d’un mandat de dépôt.

La Cour d’appel de Tunis avait rejeté mardi de nouveau la demande de libération du candidat au second tour de l’élection présidentielle anticipée Nabil Karoui, arrêté le 23 août dernier suite à une plainte déposée contre lui par l’organisation « I Watch ».

La campagne électorale de Karoui lors du premier tour de l’élection présidentielle anticipée a été menée, en son absence, par son parti « Qalb Tounes » (au Cœur de la Tunisie).

Poursuivi depuis 2017 pour blanchiment d’argent et évasion fiscale, le magnat des médias Nabil Karoui a été placé en détention préventive le 23 août.

Toutes ses demandes de libération ont été rejetées jusque-là. La date de son arrestation, 10 jours avant le début de la campagne, avait suscité des interrogations sur une « instrumentalisation de la justice par le politique ».

 

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Le parti de Karoui, mais aussi l’Instance chargée des élections en Tunisie (ISIE), des observateurs internationaux et nombre de responsables politiques ont appelé à ce que le candidat incarcéré puisse faire campagne de façon équitable pour le second tour.