La trêve armée en Syrie bien respectée, assure Washington

Milice kurde. DR

La trêve négociée par Washington dans le nord-est de la Syrie « tient bon », a assuré dimanche Donald Trump dans un tweet citant son ministre de la Défense, Mark Esper.

« Le cessez-le-feu tient très bien. Il y a eu des accrochages mineurs qui se sont vite terminés. Les Kurdes se réinstallent dans de nouvelles zones », a déclaré Esper, cité par le président américain.

« Les militaires américains ne se trouvent pas dans les zones de combat ou de cessez-le-feu », a ajouté Trump. « On ramène les soldats chez nous ».

Annoncé jeudi, l’accord de trêve négocié par Washington implique un retrait des forces kurdes d’une région syrienne frontalière de la Turquie, en échange de l’arrêt de l’offensive turque lancée contre elles le 9 octobre.

De son côté, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s’est déclaré « optimiste » sur la situation en Syrie, dans une interview diffusée dimanche par la chaîne ABC.

« Il y a relativement peu de combats, quelques tirs sporadiques à l’arme légère, un ou deux tirs de mortier », a-t-il précisé.

 

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Pompeo a balayé les accusations selon lesquelles l’accord que lui et le vice-président américain Mike Pense ont négocié avec le président turc Recep Tayyip Erdogan était largement bénéficiaire à Ankara.

« C’était une négociation âprement menée », a dit Pompeo. « Nous sommes parvenus à obtenir le résultat pour lequel le président Trump nous avait envoyés ».

Le chef de cabinet de la Maison Blanche Mick Mulvaney a quant à lui admis dans une interview à Fox News diffusée dimanche que la décision de Trump avait hérissé des conservateurs dans le camp républicain.

Le président « reconnaît que la décision de retirer les troupes n’est pas populaire politiquement dans cette ville » de Washington, a-t-il déclaré. Mais « il avait fait campagne dessus », a-t-il justifié.

Interrogé sur les déclarations de Donald Trump, qui avait affirmé rapatrier aux Etats-Unis ces militaires, alors qu’il a en fait été décidé de les garder au Moyen-Orient, Mulvaney a répondu: « La façon la plus rapide de les tirer hors de danger a été de les mettre en Irak ».

Le chef de cabinet a insisté sur le fait que le transfert concernait très peu de soldats: « Il y avait 28 membres des forces spéciales américaines, avec d’un côté des dizaines de milliers de soldats et de l’autre des dizaines de milliers de soldats ».