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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    De violents incendies continuaient samedi de dévorer des milliers d’hectares de forêts et des habitations de Grèce, battant un record en surfaces brûlées au 11e jour de cet « été cauchemardesque », selon le Premier ministre grec, alors que la situation semblait se stabiliser en Turquie voisine.

    De part et d’autre de la mer Egée, des milliers d’habitants et de touristes ont été évacués ces derniers jours, dont beaucoup par la mer, face à l’avancée des flammes revigorées par les températures caniculaires.

    Si la situation semblait s’améliorer sous l’effet de la pluie sur les côtes turques, où 13 feux restaient actifs samedi sur les 200 des derniers jours, les incendies gagnaient du terrain en Grèce, encore attisés par endroits par les vents.

    PLus de 30.000 hectares ont été ravagés par les incendies de ces derniers jours en Grèce, selon le Système européen d’information sur les feux de forêts, un organisme soutenu par l’UE.

    Au moins 1.450 pompiers grecs, aidés de renforts d’autres pays, poursuivaient leur bataille acharnée contre cinq incendies majeurs au nord d’Athènes, sur l’île d’Eubée, à 200 km à l’est de la capitale, et contre trois feux sur la péninsule du Péloponnèse, à l’ouest, selon les pompiers.

    Les autorités grecques ont dénombré 154 feux dont 64 étaient encore actifs vendredi soir.

    « Quand cet été cauchemardesque aura pris fin, nous réparerons tous les dégâts dès que possible », a promis samedi matin le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis au QG des pompiers d’Athènes.

    Fumées sur Athènes

    Au nord d’Athènes, le violent sinistre continuait d’avancer avec vigueur vers l’est et le lac de Marathon, la plus grosse réserve d’eau de la capitale, après avoir provoqué l’évacuation d’une dizaine de localités. Ses fumées épaisses et son odeur âcre s’étaient à nouveau répandues sur la capitale dans la nuit, alors que des vents forts sont prévus dans la journée.

    Sur l’île d’Eubée, plus de 1.300 personnes ont été évacuées par bateau dans la nuit du village côtier de Limni, encerclé par les flammes. Plus d’une vingtaine d’autres ont été évacuées samedi matin de la plage de Rovies, également sur cette vaste île à l’est du pays, selon les médias grecs.

    Les autorités locales ont réclamé plus de soutien aérien pour lutter efficacement contre le violent incendie d’Eubée, qui s’aggravait samedi.

    Sur la péninsule du Péloponnèse aussi, des centaines d’hectares étaient en feu à l’est du site archéologique d’Olympie et dans les régions du Magne et de Messinie.

    « Le feu a brûlé plus de 15 villages » à l’est du Magne, selon la maire Eleni Drakoulakou, dénonçant le manque de moyens aériens sur ERT TV. « Nous étions perdus alors qu’un hélicoptère l’aurait réglé en deux heures ».

    Plus de 5.000 habitants et touristes ont été forcés de fuir le sinistre qui, estime-t-elle, a brûlé 50% de cette région montagneuse et touristique.

    Record de zones brûlées

    Au 5 août, les surfaces brûlées en Grèce avaient déjà dépassé de 180% la moyenne de la période 2008-2020, selon les données du Système européen d’information sur les feux de forêts. Et c’est sans compter les estimations pour les 5 et 6 août, établies à plus de 15.000 hectares dévastés, selon le quotidien Kathimerini.

    A ce stade de 2021, les incendies ont détruit plus de forêts et de pinèdes que les trois années cumulées de 2017 à 2020, a rapporté Andrianos Gourbatsis, ancien responsable des services d’incendies grecs, samedi sur le site Ethnos.

    Le Premier ministre a promis une rapide reforestation. « Les zones brûlées seront classées prioritairement pour la reforestation », a-t-il dit aux journalistes.

    Un rapport préliminaire de l’ONU, auquel l’AFP a eu accès, qualifie le pourtour méditerranéen de « point chaud du changement climatique ».

    Les chutes de pluie providentielles qui se sont abattues sur le sud-ouest de la Turquie ont contribué à améliorer la situation dans la région d’Antalya. Selon les autorités locales, les incendies y sont désormais sous contrôle, y compris à Manavgat, où les averses continuaient samedi.

    Les pompiers turcs poursuivaient cependant leurs efforts dans la région de Mugla, où trois quartiers ont été évacués, selon la municipalité.

    Huits personnes sont mortes et des dizaines ont été hospitalisées dans les 200 feux qui ont enflammé pendant une semaine le sud de la Turquie. Deux décès sont à déplorer en Grèce, ainsi qu’une vingtaine de blessés, dont deux pompiers volontaires hospitalisés dans un état critique.

    Avec un mercure oscillant entre 40 et 45 degrés, la Grèce et la Turquie traversent une canicule exceptionnelle, que les experts relient sans équivoque au changement climatique.

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