Jérusalem: heurts entre Palestiniens et police israélienne sur l’esplanade des Mosquées

1224
Les forces de sécurité israéliennes et des fidèles palestiniens s'affrontent dans l'enceinte de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem, troisième site sacré de l'islam, le 21 mai 2021. (Photo par AHMAD GHARABLI / AFP)

De nouveaux heurts ont éclaté vendredi entre fidèles palestiniens et policiers israéliens sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est occupée, deux semaines après des accrochages similaires ayant conduit à une flambée de violences en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Les affrontements ont débuté après la grande prière musulmane du vendredi à laquelle ont participé une foule de Palestiniens, dont certains ont scandé des slogans en faveur du mouvement islamiste Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, selon des journalistes de l’AFP sur place.

Des projectiles ont été lancés en direction des forces israéliennes présentes sur l’esplanade, troisième lieu saint de l’islam et site le plus sacré du judaïsme, a rapporté la police.

« Des centaines de personnes ont lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction d’agents de police qui ont riposté », a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld, sans préciser quels moyens de dispersion avaient été utilisés.

La police, déployée aux entrées de l’esplanade aussi appelée « Mont du Temple » par les juifs, a tiré des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les tensions restent vives sur l’esplanade, d’après cette source.

Le 7 mai, des affrontements avaient éclaté sur l’esplanade, sur fond de tensions déclenchées par des menaces d’expulsions de familles palestiniennes au profit de colons israéliens dans un autre quartier de Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

Les violences à Jérusalem-Est avaient ensuite dégénéré en escalade militaire entre l’armée israélienne et des groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza, en affrontements en Cisjordanie occupée et dans des villes « mixtes » en Israël où vivent des Juifs et des Arabes.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Israël et le Hamas au pouvoir à Gaza ont annoncé un cessez-le-feu, après 11 jours d’affrontements ayant fait 243 morts palestiniens et 12 morts en Israël.