Iran: la production d’uranium enrichi à 60% a débuté, selon un média

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L’Iran a commencé à enrichir de l’uranium à hauteur de 60% en isotope 235, conformément à sa décision annoncée mardi, rapporte vendredi une agence iranienne en citant le chef du programme nucléaire de la République islamique.

« L’enrichissement d’uranium à 60% est en cours dans les installations nucléaires [du complexe] Martyr-Ahmadi-Rochan » de Natanz, dans le centre de l’Iran, écrit l’agence Tasnim, en citant le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Ali-Akbar Saléhi

L’agence ne fournit pas plus de  détails.

Après une explosion dimanche dans l’usine d’enrichissement de Natanz, que Téhéran a imputée à Israël, la République islamique a annoncé mardi qu’elle allait enrichir ce minerai à hauteur de 60%, bien au-delà des 20% qu’elle pratique depuis janvier et du seuil maximal de 3,67% autorisé par l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

La déclaration de M. Saléhi survient alors que des discussions ont lieu à Vienne dans le but de sauver ce pacte, sabordé par la décision des Etats-Unis de s’en retirer unilatéralement en 2018, sous la présidence de Donald Trump.

 

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Une nouvelle session de ces discussions, qui visent à faire revenir Washington dans l’accord et à annuler les sanctions imposées par les Etats-Unis à l’Iran depuis 2018, a eu lieu jeudi à Vienne.

Elle a laissé « une impression générale positive », a indiqué l’ambassadeur russe auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, Mikhaïl Oulianov, selon lequel « le travail » doit se poursuivre vendredi.

Mercredi, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, les trois pays européens parties (avec la Russie, la Chine et l’Iran) à l’accord de Vienne avaient « pris note avec une grande préoccupation » de l’annonce iranienne sur l’enrichissement à 60%.

Jeudi, le président iranien, Hassan Rohani, a jugé sans fondement les « inquiétudes » affichées par Berlin, Londres et Paris à propos de la décision annoncée par Téhéran, affirmant que son pays ne cherche pas à obtenir la bombe atomique.