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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    La plus haute autorité chiite d’Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, a apporté vendredi son soutien au mouvement de contestation dans le pays, appelant les autorités à satisfaire ses revendications, dans un prêche prononcé par son représentant.

    De nouveaux affrontements entre manifestants et forces de sécurité ont touché Bagdad vendredi malgré un appel à la patience du Premier ministre Adel Abdel Mahdi et le blocage d’Internet, au 4e jour d’un mouvement de contestation ayant fait plus de 30 morts à travers le pays.

    Le mouvement, qui a débuté mardi dans la capitale avant de s’étendre à de nombreuses villes du sud du pays, à majorité chiite, réclame notamment des emplois pour la jeunesse et le départ des dirigeants « corrompus ».

    « Le gouvernement doit changer sa façon de gérer les problèmes du pays », a déclaré Ahmed al-Safi, parlant au nom de l’ayatollah Sistani, dans une mosquée de la ville sainte de Kerbala, au sud de Bagdad.

     

    Lire aussi: La contestation enfle en Irak, cinq morts en 24 heures

     

    Il « doit faire son devoir et améliorer les services publics, trouver des emplois aux chômeurs, éviter le clientélisme dans le service public et en finir avec les dossiers de corruption en remettant les responsables à la justice », a-t-il ajouté.

    Le grand ayatollah a également dénoncé « des attaques inacceptables (…) à l’égard de manifestants pacifiques et des forces de sécurité ».

    Depuis mardi, 34 personnes –30 manifestants et quatre policiers–, ont été tuées et des centaines blessées selon des responsables à travers le pays. Un couvre-feu a été décrété dans la capitale et des villes du sud.

    Jugeant que des réformes étaient « obligatoires », le grand ayatollah Sistani a interpellé le Premier ministre, le président de la République Barham Saleh et le président du Parlement Mohammed Al-Halboussi, et a fait porter la plus grande responsabilité de la gabegie de l’Etat aux députés.

    « Si les manifestations faiblissent pour un temps, elles reprendront et seront plus fortes et plus massives », a-t-il enfin averti, sans explicitement appeler à leur poursuite.

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