Incendies en Grèce: le gouvernement suspecte une origine criminelle

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La justice grecque a été saisie pour ouvrir une enquête après la détection d’un «élément sérieux» pouvant indiquer que l’incendie, qui a fait plus de 80 morts à l’est d’Athènes, était d’origine criminelle.
«Un élément sérieux nous a conduits à ouvrir une enquête» après l’incendie de Mati, a indiqué lors d’une conférence de presse le ministre adjoint à la Protection du citoyen, Nikos Toskas. Pour un autre incendie, violent mais qui n’a pas fait de victime à Kineta, du côté ouest de l’Attique, Kostas a parlé aussi de «sérieux éléments» évoquant un incendie volontaire. Toskas, qui était en compagnie du responsable des pompiers et du porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, a mentionné aussi «des témoignages», sans autres précisions.
Les officiels, carte satellitaire à l’appui, ont fait valoir également que 13 feux étaient partis en même temps en Attique lundi, un fait déjà souligné par Tzanakopoulos au lendemain du drame. Le désastre s’est produit lundi après-midi: le feu qui s’est déclaré sur le mont proche de Pendeli et attisé par des vents de 100 km/h s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 km d’Athènes, brûlant des centaines d’habitations.
Le pays qui n’avait pas connu une telle vague d’incendies depuis dix ans, était sous le choc de découvertes macabres mardi, en particulier celle sur le même terrain de 26 personnes carbonisées dont des «petits enfants».
Mardi soir, dans le secteur de Mati, «le feu évoluait sans front actif, avec des foyers dispersés», selon les pompiers. Mais un autre front a repris au-dessus de Kineta, à l’ouest de l’Attique, où il y a eu lundi des dégâts mais pas de victimes. Trois nouvelles localités à Kineta «ont été évacuées par précaution», selon une responsable des pompiers.
Face à ce lourd bilan, le pays a activé le mécanisme européen de protection civile et s’est vu offrir de l’aide notamment en moyens aériens par plusieurs pays voisins.