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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont annoncé jeudi des sanctions ciblées contre les auteurs de la révolte en Guinée et appelé à des élections au plus tard dans six mois, réclamant une transition « très courte ».

    Les 15 chefs des Etats membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), réunis toute la journée à Accra pour décider de leur réponse au putsch contre Alpha Condé le 5 septembre, « ont insisté pour que la transition (militaire) soit très courte », à déclaré à la presse le président de la Commission de la Cédéao, Jean Claude Kassi Brou.

    « La transistion ne devrait pas durer plus de six mois. Dans six mois, il faudrait organiser des élections », a-t-il précisé.

    La Cédéao a également décidé de geler les avoirs financiers des nouveaux dirigeants du pays et des membres de leurs familles, et de leur imposer des interdictions de voyager.

    L’organisation d’Afrique de l’Ouest avait déjà suspendu la semaine dernière la Guinée de ses instances et dépêché le 10 septembre à Conakry une mission qui a pu rencontrer le chef des putschistes, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ainsi que M. Condé, 83 ans, renversé et arrêté cinq jours auparavant.

    La ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchwey, qui a dirigé la mission à Conakry, avait souligné mercredi que les putschistes n’étaient pas encore en mesure de fixer un calendrier pour la transition vers une restitution du pouvoir à des dirigeants civils élus.

     Calendrier « du peuple guinéen »

    Le lieutenant-colonel Doumbouya n’a rien dit jusqu’ici sur le possible contenu de cette transition, sa durée, quel rôle les militaires y joueraient, ni comment seraient organisées des élections.

    « Le seul calendrier qui vaille est celui du peuple guinéen qui a tant souffert », a-t-il déclaré mardi lors de la première journée de concertation. Il a exprimé sa volonté d’une démarche « inclusive » consistant à recueillir les propositions du plus grand nombre pour cette transition.

    Le représentant de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Mahamat Saleh Annadif, a dit lundi à Conakry escompter une transition d’une « durée raisonnable », qu’il appartiendra aux Guinéens de déterminer.

    La Cédéao se retrouve dans une situation comparable à celle qu’elle a connue au Mali voisin en août 2020. A la suite d’un putsch similaire, elle avait pris des sanctions essentiellement économiques et suspendu le pays de l’organisation.

    Ces sanctions avaient été levées à la suite de l’engagement des militaires maliens sur la voie d’une transition de 18 mois maximum pour rendre le pouvoir à des dirigeants civils issus d’élections. Mais la communauté internationale exprime des inquiétudes croissantes sur le respect de ces échéances.

    Comme au Mali, les militaires guinéens peuvent se prévaloir d’une certaine popularité, comme en attestent les manifestations de joie observées dans différents quartiers de Conakry, encore alimentée par la libération de dizaines de prisonniers d’opinion, la levée de barrages dressés dans les quartiers favorables à l’opposition, ou encore ses engagements à sanctionner sévèrement toute exaction des forces de sécurité.

    Ils ont dissous le gouvernement et les institutions et aboli la Constitution qu’avait fait adopter M. Condé en 2020 et qui avait ensuite invoqué ce changement de loi fondamentale pour se représenter après deux mandats, malgré des mois de contestation réprimée dans le sang.

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