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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Le seul survivant des attentats du 13 novembre 2015 était jugé en février dernier, aux côtés d’un complice, pour une fusillade survenue à Bruxelles lors de sa cavale. Il risque 20 ans de prison.

    Petit délinquant, Salah Abdeslam a déjà connu la sentence des juges. Pas encore comme terroriste. Ce lundi, des magistrats bruxellois doivent prononcer, ou non, sa première condamnation dans une affaire liée à l’équipée meurtrière qui a conduit à la mort de 162 personnes lors des attentats des 13 novembre et 22 mars. En compagnie d’un complice djihadiste, Sofien Ayari, Salah Abdeslam a été jugé pour une fusillade avec la police lors d’un procès très médiatique, début février, dans le Palais de Justice de la capitale belge, transformé à cette occasion en véritable citadelle. Le jugement avait été mis en délibéré. Poursuivis pour tentative d’assassinat dans un contexte terroriste, les deux hommes risquent 20 ans de prison.
    Abdeslam n’ira pas à Bruxelles
    La fusillade de la rue du Dries, survenue pendant la cavale d’Abdeslam, le 15 mars 2016, avait précipité l’arrestation de l’ennemi public numéro 1 et, quelques jours plus tard, les attentats qui ensanglanteraient Bruxelles. Une équipe de policiers franco-belges, qui menait une inspection de contrôle d’un appartement suspect, était tombée presque par hasard sur l’homme le plus recherché d’Europe, accueillie par un feu nourri à l’arme de guerre. Trois policiers avaient été blessés.

    Abdeslam n’était pas seul dans la planque. A ses côtés se trouve Sofien Ayari, un Tunisien revenu du djihad, et Mohamed Belkaïd, un Algérien soupçonné d’être le coordinateur des attentats du 13 Novembre. Dans la confusion, Abdeslam et Ayari parviennent à fuir par un toit. Belkaïd se sacrifie pour permettre leur retraite. Il sera abattu par un sniper.
    Lundi, Salah Abdeslam ne sera pas présent pour écouter le jugement du tribunal et restera dans sa cellule de la prison de Fleury-Mérogis en région parisienne. Au cours du procès il ne s’était déplacé que pour l’une des deux journées d’audience, refusant de reconnaître l’autorité du tribunal et adoptant une posture de soldat fanatisé. Sofien Ayari ne devrait pas être présent non-plus, sauf surprise.
    «Co-auteur»
    La défense avait tenté de dédouaner les deux survivants de la fusillade, rejetant la responsabilité des faits sur un Belkaïd qui, de sa tombe, continue à les couvrir. Si les deux hommes ont fui, c’est bien la preuve qu’ils n’avaient pas envie d’en découdre avec la police. L’avocat de Salah Abdeslam, le charismatique Me Mary a invité les juges à se concentrer sur les faits et à prendre en compte le cas de son client comme s’il s’agissait de «Monsieur Dupont». Le pénaliste a par ailleurs réclamé la nullité de la procédure à cause d’une complexe histoire de langue utilisées par les magistrats au cours de l’enquête. Et cela en vertu d’un argument imparable: «Être le dernier bastion de l’État de droit» face à la «barbarie».
    Une version loin de convaincre les parties civiles et le ministère public. Ces derniers ont rappelé que l’ADN d’Ayari a été retrouvé partout sur l’une des kalachnikovs utilisées pour tirer sur la police. Pour eux, sa présence avec les terroristes les plus recherchés d’Europe, n’était pas uniquement pour aller faire leurs courses et acheter des pizzas, comme le prévenu l’a expliqué lors d’une défense maladroite, mais bien pour commettre des attentats. Quant à Salah Abdeslam, dont il n’existe pas de preuve formelle d’implication dans la fusillade, les représentants des policiers ont invité les juges à prendre en compte le contexte terroriste de l’époque. Un argument soutenu par la procureure fédérale, qui estime que le fait d’appartenir à une la cellule à l’origine des attentats de Paris et de Bruxelles font de lui un «co-auteur» de la fusillade, l’équivalent en France d’association de malfaiteurs terroriste.

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