France: un Tunisien abattu après avoir tué au couteau une fonctionnaire de police

Un Tunisien a tué vendredi à coups de couteau une fonctionnaire de police, dans l’entrée du commissariat de Rambouillet, près de Paris, avant d’être tué par les tirs d’un policier.

Le parquet national antiterroriste ne s’est pas saisi de l’affaire « à ce stade », a-t-il indiqué à l’AFP.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le Premier ministre Jean Castex ont annoncé se rendre dans l’après-midi au commissariat de cette ville de près de 26.000 habitants, située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris.

« Une fonctionnaire de police a été la victime d’une attaque au couteau au commissariat de Rambouillet, où je me rends », a tweeté le ministre de l’Intérieur.

Les faits se sont produits vers 12H20 GMT dans le sas d’entrée du commissariat, a précisé une source policière. La fonctionnaire administrative, âgée de 48 ans, rentrait de sa pause déjeuner quand l’assaillant lui a porté deux coups de couteau à la gorge, d’après les premiers éléments de l’enquête.

La fonctionnaire est décédée sur place, malgré l’intervention des pompiers.

L’assaillant a été touché par les tirs d’un seul policier, d’après une source policière. En arrêt cardio-respiratoire, il est décédé.

 

– Inconnu de la police –

 

Il s’agit d’un ressortissant tunisien de 36 ans, inconnu des services de police et des renseignements territoriaux, et en situation régulière.

Les forces de l’ordre figurent parmi les objectifs récurrents des organisations jihadistes, dont le groupe Etat islamique (EI), alors que la France a été touchée ces dernières années par une vague d’attentats islamistes sans précédent qui a fait plus de 250 morts.

« Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur (…) apporteront leur soutien aux collègues de la victime et à travers eux à l’ensemble de la police nationale » et des forces de sécurité « à nouveau ciblées », a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

« L’horreur, une fois encore qui vise et frappe les forces de l’ordre », a réagi le syndicat de police Alliance sur Twitter.

Ces dernières années ont été marquées par plusieurs attaques à l’arme blanche en France, commises par des jihadistes.

Le 16 octobre 2020, un professeur de collège, Samuel Paty, avait été assassiné et décapité par un jeune homme de 18 ans originaire de la république russe de Tchétchénie.

Le 3 octobre 2019, dans l’enceinte de la préfecture de police de Paris, un employé avait tué à coups de couteau trois policiers et un agent administratif, avant d’être abattu. L’assaillant, récemment converti à l’islam, était un informaticien, rattaché à la direction du renseignement.