H24Info est un produit du groupe

    GEOMEDIA est l’un des groupes-médias les plus importants au Maroc avec 3 titres majeurs (Print et Web):

    Crée en 2013, H24Info s’est imposé comme le support-média francophone de référence auprès de lecteurs en quête d’une information fiable et instantanée sur le canal digital. H24 Info enregistre plus de 30 Millions de visites annuelle.

    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    La classe politique française a unanimement condamné samedi un magazine ultra-conservateur dépeignant en esclave une députée noire de la gauche radicale, dénonçant un article « inacceptable » et une « apologie du racisme ».

    Le Premier ministre Jean Castex a lui-même condamné sur twitter une « publication révoltante » et assuré la députée Danièle Obono du soutien du gouvernement.

    Dans un récit de sept pages publié cette semaine par Valeurs actuelles, la députée de Paris « expérimente la responsabilité des Africains dans les horreurs de l’esclavage » au XVIIIe siècle, selon la présentation qu’en fait le magazine. Des dessins de Mme Obono, collier en fer au cou, accompagnent ce « roman de l’été ».

    « Le racisme est un mal nocif. Il détruit. Il est un délit », a aussi rappelé la ministre déléguée à la Ville Nadia Hai sur twitter. « On est libre d’écrire un roman nauséabond, dans les limites fixées par la loi. On est libre aussi de le détester. Moi je le déteste et suis (aux) côtés » de la parlementaire, a écrit pour sa part le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti.

    Réprouvant vivement un « cortège de haines, comme l’ont déjà expérimenté beaucoup de responsables politiques noirs ou d’origine maghrébine ces dernières années », l’association SOS Racisme a indiqué dans un communiqué étudier « les suites judiciaires envisageables ».

    Dès vendredi, Mme Obono avait évoqué sur Twitter une « merde raciste dans un torchon ». « L’extrême-droite, odieuse, bête et cruelle. Bref, égale à elle-même », avait-elle ajouté. Jean-Luc Mélenchon, le leader de LFI, le parti auquel elle appartient, s’était élevé contre un « harcèlement nauséabond » envers la députée.

     

     

    Lire aussi: Gorée, île symbole de l’esclavage, rebaptise une place contre le racisme

     

     

    Mais, a répondu le magazine d’opinion par le même canal, « il s’agit d’une fiction mettant en scène les horreurs de l’esclavage organisé par des Africains au XVIIIème siècle », « terrible vérité que les indigénistes ne veulent pas voir ».

    Sur BFMTV, Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, a fait amende honorable: « On comprend, avec la charge symbolique extrêmement violente de cette image, que Danielle Obono soit choquée. On s’excuse auprès d’elle à titre personnel ».

    « Si je l’avais en face de moi aujourd’hui, je lui dirais pardon, je suis désolé de vous avoir blessée », a-t-il ajouté, assurant que son journal n’était « pas raciste ».

    L’objectif était « de faire une fiction, certes complexe, certe tirée par les cheveux, peut-être mal venue, peut-être malaisante, mais jamais malveillante et jamais méchante », a-t-il affirmé.

    Un responsable du parti d’extrême-droite Rassemblement national, Wallerand de Saint-Just, a condamné sur Twitter la publication, « d’un mauvais goût absolu »: « le combat politique ne justifie pas ce type de représentation humiliante et blessante d’une élue de la République », selon lui.

    Share.

    Comments are closed.