France: un trentenaire décède après un tir de Taser par des gendarmes

à 22:45
DR.

Un homme âgé d'une trentaine d'années est décédé lundi dans le nord de la France d'un malaise cardiaque, après avoir été la cible d'un tir "réglementaire" de Taser par des gendarmes, à la suite d'un comportement "étrange", ont indiqué les autorités judiciaires.

Non connu des services de police et de gendarmerie, cet habitant de la localité de Vic-sur-Aisne avait attiré l'attention de témoins lundi matin en "déambulant bizarrement" dans les rues de cette petite ville, puis en pénétrant dans le jardin d'une maison où il avait "dégradé une antenne parabolique", s'emparant d'une "tige métallique arrachée de cette parabole", selon un communiqué du parquet de Soissons (nord).

C'est à ce moment-là, peu avant 11H00, que les gendarmes de Soissons, alertés, ont tenté d'appréhender l'homme. Celui-ci, criant "Allahou akbar", est alors "allé au contact" des militaires, tapant avec des poings sur le capot de leur voiture après avoir lancé la tige dans leur direction.

"Les gendarmes ont d'abord tenté de le maîtriser à main nue", puis avec leur bâton télescopique et enfin "avec leur arme à impulsion électrique", sans y parvenir. L'homme a finalement été "ceinturé puis mis au sol par un gendarme". C'est au sol que les gendarmes réalisent qu'il est "en train de faire un malaise". Il décèdera sur place "quelques minutes plus tard".

Le parquet n'a pas précisé le nombre de tirs. "Les premières investigations permettent de déterminer qu'on est dans le cadre et la distance réglementaire et qu'il n'y a pas de mauvaise manipulation", a indiqué le parquet à l'AFP. "Rien ne permet de dire non plus à ce stade que cet homme relevait d'une éventuelle radicalisation islamiste", a-t-on ajouté.

L'autopsie sera pratiquée mardi matin. Elle devra évaluer si l'homme était sous l'emprise de stupéfiants.

L'enquête devra également préciser d'éventuels antécédents psychiatriques.