France: un projet d’attentat visant notamment des mosquées déjoué

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Dix personnes de 17 à 25 ans ont été arrêtées mardi dans une enquête portant sur un projet d’attentat notamment contre des hommes politiques ou des mosquées.

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la sous-direction antiterroriste (Sdat) ont mené mardi un coup de filet dans le milieu de l’extrême droite en Seine-Saint-Denis et dans les environs de Marseille.

Au total, une dizaine de suspects, âgés de  17 à 25 ans, ont été interpellés sur commission rogatoire d’un juge dans le sillage de Logan Nisin, jeune Vitrollais de 21 ans arrêté pour apologie le 28 juin à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Admirateur d’Anders Breivik, tueur norvégien qui a massacré  77 personnes, en 2011, sur l’île d’Utoya (Norvège), connu  comme étant un ex-membre du groupuscule royaliste  Action française, il avait été mis  en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Une information judiciaire a été ouverte le 1er juillet.

Logan Nisin, ex-membre de l’Action française, avait été mis en examen pour avoir exprimé sur Internet sa volonté de passer à l’action contre les « blacks », « racailles », « jihadistes » et « migrants ». L’affaire avait d’abord été traitée localement par le parquet d’Aix-en-Provence et la gendarmerie à la suite d’un signalement en ligne, avant d’être confiée à la Sous-direction antiterroriste. Très idéologisé, Nisin possédait des armes et avait pratiqué le tir. Les enquêteurs avaient relevé sa « volonté d’organisation et d’association » en vue de parvenir à ses fins, avait précisé en juillet l’une des sources proches de l’enquête.

Des «pieds nickelés»

Une source informée précise au Figaro qu’il avait effectué des «repérages» sans qu’il ait arrêté son choix sur une cible.Ses projets d’action violente, aux contours imprécis,  auraient pu viser des migrants, des mosquées, une gendarmerie ou un commissariat, des trafiquants de drogue ou d’armes, une armurerie voire des meetings politiques.

Considérés à ce stade comme des « pieds nickelés », les comparses de Logan sont entendus par les policiers qui tentent de faire le jour sur la « nature des relations au sein  de leur groupe » et leur degré de connaissance du projet.

 

Par Christophe Cornevin