France: le maire de Montpellier demande au Maroc de l’aide pour gérer ses mineurs isolés

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Lors d’un point sur les mesures qui seront votées jeudi en conseil municipal pour garantir la sécurité de la ville, Michaël Delafosse, maire de Montpellier, a abordé la question des mineurs isolés marocains, annonçant qu’il comptait « aller discuter avec les autorités consulaires du Maroc ». 

Face à la montée de la violence et de la délinquance dans la ville de Montpellier, dans le sud de la France, son maire a abordé lors d’un point dédié, les différentes mesures sécuritaires à mettre en place selon lui pour endiguer le fléau, a rapporté hier le média français France Bleu sur son site internet.

L’un des dossiers abordés et dit « préoccupant » est celui de la délinquance liée aux mineurs isolés étrangers, notamment marocains et algériens, a cité Delafosse. « On va essayer de trouver des structures pour les sortir des chambres d’hôtel. Le département propose une structure qui fait de l’encadrement éducatif », a-t-il indiqué dans un premier temps.

Le maire a ensuite appelé les autorités marocaines sur place à collaborer afin d’éradiquer les « réseaux mafieux » qui exploitent ces mineurs pour commettre divers délits: « Je vais aussi aller discuter avec les autorités consulaires du Maroc et d’Algérie parce que j’aimerais qu’on m’explique, plutôt qu’on nous aide à agir contre les réseaux mafieux qui récupèrent des mineurs pour qu’ils aillent commettre des larcins dans les villes de France ».

 

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Et d’ajouter: « Si nous apprenions que des enfants français erraient dans les rues du monde, nous serions les premiers à nous indigner. Après, je sais qu’il y a des enfants qui fuient les guerres et qui fuient les conflits. Nous avons des cas d’enfants soldats dont la prise en charge montre des résultats et c’est l’honneur de la France de savoir les prendre en charge. »

Pour rappel, la ville de Montpellier a connu l’émergence du phénomène des mineurs isolés étrangers depuis 2017. La plupart dorment dans des squats et vivent de petits larcins, souvent consommateurs de psychotropes. Si l’Aide Sociale à l’Enfance existe (l’ASE, un dispositif étatique relevant des départements et qui les prend en charge), la principale difficulté réside dans leur refus systématique d’intégrer ses services.