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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Au lendemain de la condamnation de onze jeunes gens qui l’avaient harcelée sur les réseaux sociaux après sa vidéo polémique sur l’islam, Mila, 18 ans, a visité jeudi la Grande mosquée de Paris en compagnie de son recteur, Chems-eddine Hafiz.

    La jeune femme a fait le vœu que sa présence dans ce lieu de culte soit « apaisante pour tout le monde ».

    Début 2020, sur Instagram, Mila avait riposté rageusement à un homme qui l’insultait « au nom d’Allah »: « l’islam, c’est de la merde (…) Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir ».

    Depuis, elle est menacée de mort, déscolarisée et vit sous protection policière.

    Au terme d’un procès très médiatique, le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi onze de ses cyberharceleurs à quatre à six mois de prison avec sursis, dont la majorité d’entre eux ne sont pas musulmans et se considèrent athées, ont précisé plusieurs médias.

    « Allez viens, Mila »: pendant deux heures, Hafiz l’a conduite dans cette visite privée et sous haute sécurité du minaret, de la mosquée et de ses jardins.

    Interrogée sur son opinion de l’islam depuis ses propos polémiques, Mila hésite. « Je serais mitigée sur la question. Ca dépend. Entre les choses qui sont mal interprétées, entre ce qui est vraiment ma pensée… »

     

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    Chems-eddine Hafiz souligne lui que l' »islam est une religion que, bien évidemment, il y a lieu de respecter ».

    Mais pour lui, Mila, qu’il a tutoyée et envers laquelle il a multiplié égards et gestes d’affection, « a eu des mots durs dans un contexte particulier », celui d’un harcèlement en ligne.

    « Le fait qu’elle vienne ici est source d’espoir (…). La mosquée de Paris est un lieu ouvert à tout le monde. On veut lui montrer réellement ce qu’est l’islam », souligne le recteur.

    Mila a insisté sur son « plaisir » pendant cette « visite amicale » sous les auspices du recteur, vieil ami et confrère de barreau de son avocat, Me Richard Malka.

     

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    C’est une « marque de paix très importante pour moi », a-t-elle souligné, en recevant du recteur un Coran à la couverture rose.

    Le débat récurrent sur la place de l’islam en France est régulièrement alimenté par des polémiques sur le port du voile, intégral ou non, les créneaux réservés aux femmes dans certaines piscines ou la remise en cause de certains programmes scolaires, alors que le nombre d’habitants de confession ou de tradition musulmane sur le territoire métropolitain n’atteint que 9% de la population.

    Autour de la liberté d’expression et du droit au blasphème, l’affaire Mila avait pris une ampleur médiatique très importante dans un pays marqué par des attaques islamistes meurtrières en 2015 contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo qui avait publié des caricatures de Mahomet ou contre l’enseignant Samuel Paty décapité en 2020 après avoir montré ces mêmes caricatures à des élèves.

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