France: incendie dans le Gard, crash d’un bombardier d’eau, le pilote est mort

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Un bombardier d'eau de type Tracker, comme celui qui s'est craché ce vendredi à Générac. Domaine public.

Un bombardier d’eau intervenant sur l’incendie de Générac, dans le Gard, s’est écrasé au sol vendredi, a-t-on appris auprès des pompiers. Le pilote n’a pas survécu à l’accident.

Un bombardier d’eau intervenant sur l’incendie de Générac, dans le Gard, s’est écrasé au sol ce vendredi, a-t-on appris auprès des pompiers dans cette commune, où plus de 600 hectares ont brûlé depuis le début de la semaine. A son bord, un pilote, qui n’a pas survécu à l’accident.

 

«A 17h20, un pilote de Tracker de la Sécurité civile a perdu tragiquement la vie alors qu’il combattait courageusement l’incendie en cours», a déclaré dans un communiqué la préfecture du Gard, confirmant une information donnée à l’AFP de source proche du dossier. «Une enquête judiciaire est en cours, placée sous l’autorité du procureur de la république qui s’est déplacé sur les lieux», a ajouté la préfecture.

«Un Tracker de la Sécurité civile vient de s’écraser au sol, à Générac. Mes premières pensées vont à la famille et aux camarades de ce soldat du feu, engagés pour nous protéger, avec une infinie bravoure. Une immense tristesse nous étreint tous ce soir», a réagi sur Twitter le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

L’appareil est un bombardier d’eau Tracker, le plus petit modèle des appareils permettant de lutter contre les incendies, d’une capacité de 3600 litres: «Il y avait un seul pilote», a-t-on ajouté de source proche des secours.

Plus de 600 hectares ont brûlé à Générac. AFP / François Guyot

L’appareil qui s’est crashé ce vendredi était mobilisé sur les nouveaux feux qui frappent la commune gardoise de Générac, avec quelque 130 hectares brûlés depuis le départ de ces incendies, en début d’après-midi. Rien qu’entre 14h30 et 15h00, 8 à 10 départs de feu ont été constatés au sud de Nîmes, entre Saint-Gilles et Vauvert, a précisé le commandant Jacques Pagès, au PC de commandement de Générac.

 

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«C’est criminel, c’est sûr. Plusieurs feux qui partent simultanément, à des endroits différents… On est complètement dépassés, il y a du vent, il fait chaud. Mais il faut garder son sang froid», a déclaré le maire de la commune, Frédéric Touzellier, sur BFM TV. A l’AFP, le maire a précisé qu’une vingtaine de maisons ont été évacuées et un mas touché. Le château et le gymnase du village ont été ouverts pour accueillir les sinistrés.

Le premier incendie qui avait frappé Générac, mardi et mercredi, brûlant quelque 500 hectares, serait lui aussi d’origine criminelle, avait déclaré le procureur de Nîmes Eric Maurel jeudi, parlant d’un «acte volontaire».