Vidéo. Paris: la gare du Nord vidée après le signalement de 3 hommes « dangereux »

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©AFP

La police était à la recherche lundi soir de trois hommes considérés comme dangereux, qu’elle n’a finalement pas trouvés. Un train avec 200 passagers à bord a notamment été entièrement fouillé à son arrivée en gare.

Une vaste opération policière s’est déroulée dans la nuit de lundi à mardi, de 23 heures à un peu moins d’1h du matin, à l’intérieur de la Gare du Nord, à Paris. «Une levée de doute est en cours», indiquait la préfecture de police à l’AFP. Peu avant 2h, celle-ci annonçait la «fin des vérifications».

La Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et des équipes de déminage ont été déployées. Elles ont fouillé un train en provenance de Valenciennes (Nord) dans lequel étaient susceptibles de se trouver 3 personnes recherchées par la police.

La présence de ces trois hommes considérés comme dangereux avait été signalée par un contrôleur et un vendeur. Le journal Le Parisien explique que, «depuis vendredi, ces trois hommes ont été signalés à Paris, Bordeaux et Marseille, déclenchant à chaque fois un important dispositif policier. En vain.»

Les accès à la gare par le parvis étaient interdits, a constaté notre reporter sur place. Un important cordon policier au niveau du boulevard de Denain, face à la gare, empêchait toute circulation. Les métros et les RER passant par cet important noeud ferroviaire ne marquaient eux plus l’arrêt.

Des policiers casqués et armés de fusils d’assaut tenaient position, selon un journaliste de l’Agence France-Presse. Les images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré plusieurs membres des forces de l’ordre se déployer et demander aux usagers de quitter l’enceinte de la gare.

Des témoins sur les réseaux sociaux ont raconté être bloqués dans leur train à leur arrivée en Gare du Nord, tandis que d’autres expliquaient que la police leur a demandé d’évacuer rapidement les lieux. Des témoignages faisaient état d’un dispositif policier important.

Benjamin, 29 ans, a débarqué de son train en provenance de Lille vers 23h15 pour trouver en bout de quai «des policiers en uniforme classique (qui) nous ont demandé de sortir vite de la gare. En nous dirigeant vers le métro, nous avons croisé cette brigade d’intervention plus armée» et équipée de boucliers. «Lorsque nous avons croisé la brigade de police, les gens autour de nous se sont mis à paniquer, crier et courir vers les sorties et le métro», a-t-il ajouté.

Claire Sinead, 19 ans, sortait du métro quand elle a vu la «police partout» sur l’esplanade de la gare. «Ils nous ont dit de courir, d’évacuer la zone», a-t-elle raconté, décrivant des forces de l’ordre avec «des casques et tout leur équipement» (de protection). Habitant à proximité, elle a finalement pu rentrer chez elle, escortée par un policier.

Olivier Queneau attendait son train pour Orry-la-Ville quand il a vu les policiers pénétrer dans la gare. «Ils nous ont dit d’évacuer. En sortant, des agents de sécurité de la SNCF nous ont dit qu’un homme était armé. On est sorti dans le calme», a-t-il relaté.

Sur un forum, un passager raconte: «On nous demande de mettre les mains en l’air. Je vois le wagon juste derrière, ils fouillent tout le monde, ça arrive vers notre wagon.» Il reprend peu avant 1 heure du matin: «Je viens d’être évacué du train avec le reste des passagers du wagon. Les policiers ont avancé wagon par wagon avec un personnel doté d’un bouclier en chef de file, avançant en découpant le wagon en section de quatre rangées (…) On a subi une suite de contrôles par plein de policiers de la BRI armés jusqu’aux dents, on a été dirigés vers le restaurant Terminus Nord où l’on est à nouveau confinés.»

Mardi matin, la SNCF ne faisait état d’aucune difficulté de trafic à la Gare du Nord.

Le Figaro avec Agences