France: les dix personnes arrêtées mardi pour terrorisme «pouvaient passer à l’acte»

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Crédit BERTRAND GUAY/AFP.

Radicalisées sur internet, les personnes interpellées mardi matin en région parisienne, dans les Alpes-Maritimes et en Suisse, avaient été endoctrinées par un «prétendu imam», a révélé mercredi le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Après l’interpellation mardi de dix personnes dans le cadre d’une opération antiterroriste menée en région parisienne, dans le sud de la France et en Suisse, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a donné mercredi de nouveau détails sur ce vaste coup de filet: «Nous les avons interpellés à partir du moment où nous pensions qu’ils pouvaient passer à l’acte», a-t-il indiqué mercredi, à l’Assemblée nationale. Ces personnes participaient à un groupe de discussion de la messagerie cryptée Telegram, fréquemment utilisée par les djihadistes, dans lequel elles auraient tenu des propos inquiétants. «Ils étaient suivis depuis le mois dernier et nous regardions leur radicalisation sur les réseaux internet et ils étaient régulièrement suivis par nos services», a précisé le ministre.

Neuf individus, âgés de 18 à 65 ans, majoritairement connus des services de renseignement, ont été arrêtés mardi matin à Aix-en-Provence, à Menton ainsi que dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis. Parmi les personnes arrêtées figurent également deux frères, interpellés dans les Alpes-Maritimes. Une ressortissante colombienne de 23 ans a par ailleurs été arrêtée lors des perquisitions dans les cantons de Neuchâtel et de Vaud, en Suisse.

Ces opérations ont été menées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en juillet, visant des faits susceptibles d’être qualifiés «d’association de malfaiteurs terroriste criminelle et provocation directe à la commission d’un acte de terrorisme par un moyen de communication au public en ligne». «L’enquête doit désormais établir la nature exacte du projet qu’ils fomentaient et permettre d’évaluer le degré de dangerosité exact des individus interpellés», a poursuivi Gérard Collomb, précisant que des auditions étaient en cours ainsi qu’un «important travail d’exploitation informatique et téléphonique».