France: 25 ans de prison pour l’aide-soignante empoisonneuse

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Ludivine Chambet, l’aide-soignante soupçonnée d’avoir empoisonné 13 personnes âgées vulnérables dans une maison de retraite, dont 10 en sont mortes, a été condamnée aujourd’hui à 25 ans de réclusion criminelle assortie d’un suivi socio-judiciaire avec 10 ans d’obligation de soins, par la cour d’assises de Savoie.

L’aide soignante de 34 ans, au moment des faits encourait la perpétuité, l’avocat général avait demandé 30 ans de réclusion, mais la cour a reconnue l’altération de son discernement au moment des faits, perpétrés entre septembre 2012 et novembre 2013.

Durant les 11 jours de son procès, Ludivine Chambet est restée impassible quand le verdict est tombé. Accusée du crime d’empoisonnement par administration de cocktails de médicaments psychotropes, avec la circonstance aggravante que ses victimes étaient des personnes vulnérables. Mais ces empoisonnement ne font pas d’elle une « tueuse en série », selon les psychiatres mais plutôt une personne « fragile et immature psychiquement ».

Les pensionnaires victimes de l’aide soignante n’étaient pas en fin de vie et n’avait pas exprimer le souhait d’abréger leurs existences, d’ailleurs plusieurs familles des victimes étaient présente et leurs témoignages a fait réagir l’accusée, jusqu’alors emmurée dans ses traitements anxiolytiques et antidépresseurs.

La personnalité de Ludivine Chambet reste un mystère, atteinte d’une forme de gigantisme et une voix fluette de petite fille. Elle entretenait une relation fusionnelle avec sa mère qui est morte d’une leucémie dans ses bras. A ce moment, fragile, son équilibre psychique s’effondre, c’est d’ailleurs l’un des éléments utilisés par son avocat pour expliquer ses passages à l’acte.

Elle a 10 jours pour faire appel, surtout qu’elle a toujours niée les faits pour deux victimes.