Espagne: visé par une enquête anti-terroriste, un haut représentant musulman juge les soupçons « infondés »

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Le président de la Commission islamique d’Espagne (CIE), interpellé puis relâché dans le cadre d’une enquête anti-terroriste, a affirmé que les soupçons de la police à son encontre étaient « infondés ».

A la tête du CIE, Ayman Adlbi est le plus haut représentant du culte musulman auprès des administrations espagnoles.

« Je dois exprimer notre confiance envers l’administration judiciaire, quels que soient les soupçons, que nous considérons infondés », a réagi M. Adlbi dans un communiqué publié mercredi soir par le CIE.

Réseau de financement

Le représentant religieux a aussi manifesté son « mécontentement personnel » à l’égard de son « interpellation » alors que tout aurait pu, selon lui, être « résolu via une audition » par la police.

Ayman Adlbi a été arrêté mardi soir à Madrid puis libéré après avoir été entendu dans le cadre d’une enquête anti-terroriste, ont indiqué mercredi des sources policières et gouvernementales à l’AFP. Aucune charge n’a été retenue contre lui à ce stade.

Selon plusieurs médias espagnols, cette enquête vise un réseau de financement envoyant des fonds en Syrie pour le compte de l’organisation jihadiste Al-Qaïda.

Interrogés à ce sujet par l’AFP, ni le ministère de l’Intérieur ni la police n’ont confirmé ces informations publiées dans la presse.

Cette enquête est menée par le Commissariat général de l’information, unité policière notamment chargée des affaires terroristes.

Depuis 2015, l’Espagne est au niveau 4 de l’alerte antiterroriste, sur une échelle maximale de 5, traduisant un risque élevé.