Elu président de la France, Macron quitte la tête de son parti

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Emmanuel Macron va démissionner de la présidence du parti qu’il a fondé lors d’un conseil d’administration qui aura lieu au QG à la mi-journée. L’identité de son successeur reste secrète pour l’instant.

D’une bataille à l’autre. Après avoir largement remporté la présidentielle, avec plus de 66% des voix, Emmanuel Macron s’est projeté dans les législatives dès dimanche soir. «Notre tâche est immense et elle imposera de construire dès demain une majorité vraie, une majorité forte», a-t-il lancé à ses sympathisants réunis au Louvre, alors qu’un sondage Kantar Sofres OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI révèle que près d’un Français sur deux (49%) souhaite une cohabitation dès le mois de juin prochain.

Invité de TF1 dimanche soir, le député macroniste du Finistère, Richard Ferrand, a estimé que seule «la moitié du chemin» avait été faite avec l’élection de son champion. «Pour que l’on puisse agir, il va falloir que l’on puisse constituer une majorité à l’Assemblée nationale», a-t-il prévenu. Le secrétaire général d’En marche! a ainsi annoncé que le mouvement allait être rebaptisé en vue des législatives, et qu’il investira ses candidats à la députation sous l’étiquette «La République en marche».

Quel futur président pour «En marche!»?

L’idée de ce changement de nom est de permettre au nouveau président élu de rassembler plus largement que son «camp». «Nous allons élargir tout cela», a confirmé Richard Ferrand ce lundi matin sur Europe 1. Car s’il entend présenter 50% de candidats issus de la société civile, Emmanuel Macron compte aussi investir 50% de candidats issus du monde politique… Dont il n’exige pas qu’ils quittent leur parti d’origine, mais qu’il contraint à choisir «La République en marche» pour seule bannière.

Selon son entourage, Emmanuel Macron devrait également quitter la présidence du mouvement qu’il a fondé dès ce lundi, lors d’un Conseil d’administration prévu au QG à la mi-journée. Impossible de savoir cependant qui prendra sa suite. Car si Richard Ferrand est le mieux placé pour lui succéder d’un point de vue statutaire, il s’est montré extrêmement flou sur le sujet. «On va en discuter… Je n’exclus rien», a-t-il éludé sur Europe 1. «(On verra) qui est le mieux à même, (et) qui aura le plus de temps», a-t-il ajouté.

Arthur Berdah