Egypte: Sissi nie en bloc des accusations de corruption

C’était annoncé, c’est officiel. Portier international costaricien de 32 ans (33 en décembre) et triple vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid, Keylor Navas rejoint le Paris Saint-Germain.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a nié en bloc samedi des accusations de corruption lancées depuis l’étranger par un entrepreneur égyptien, affirmant qu’il était « honnête et fidèle » à son peuple et à son armée.

Une série de vidéos accusant le président Sissi et l’armée de corruption provoque de l’agitation depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux en Egypte.

Dans ces vidéos en arabe, un entrepreneur égyptien, Mohamed Aly, exilé en Espagne, affirme que les autorités lui doivent des millions de livres égyptiennes pour des réalisations effectuées par sa compagnie de bâtiment Amlaak.

M. Aly ne fournit aucune preuve à ces allégations, que l’AFP n’a pas pu vérifier.

De son côté, l’armée, sollicitée par l’AFP, n’a pas souhaité faire de commentaires.

« Ils ont pris tout mon argent et aucun d’eux ne m’a versé de compensation », dit M. Aly dans une des vidéos au sujet d’un projet sur lequel Amlaak a travaillé en collaboration avec l’armée.

 

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Selon cet entrepreneur, l’armée a « construit de nombreux projets ratés qui n’ont apporté aucun revenu aux gens », et, dans de long monologues, fustige parfois avec ironie les « projets orgueilleux » des autorités.

« Ce sont des mensonges et ils ont pour but de briser la volonté des Egyptiens et de leur faire perdre toute espoir et toute confiance en eux-mêmes », a dit M. Sissi devant un congrès de jeunes au Caire.

Le président égyptien cité par des télévisions locales a affirmé avoir décidé de répondre à ces « allégations mensongères en dépit des appels des organes de l’Etat à les ignorer ».

« Votre fils est honnête et fidèle » a dit M. Sissi à l’adresse de l’armée dont il est issu, déplorant les attaques contre les militaires.

Si aucun chiffre crédible n’existe sur le poids exact de l’armée dans l’économie égyptienne, elle intervient dans la production de divers biens, de la machine à laver aux pâtes alimentaires, ou encore dans la construction de nombreuses routes.

Depuis l’arrivée de M. Sissi, ancien chef de l’armée, à la tête de l’Etat égyptien en 2013, cette implication est devenue plus visible encore.

Le porte-parole de l’armée a récemment affirmé à la télévision que les forces armées supervisaient –plutôt qu’elles ne dirigeaient– plus de 2.300 projets nationaux, employant quelque cinq millions de civils.