Downing Street nie une accusation d’attouchement visant Boris Johnson

84
DR.

Un porte-parole de Downing Street a nié que le Premier ministre britannique Boris Johnson ait caressé avec insistance la cuisse d’une jeune journaliste il y a vingt ans comme elle l’affirme.

Charlotte Edwardes a raconté dans un article au Sunday Times publié dimanche que l’incident avait eu lieu lors d’un déjeuner dans les bureaux du magazine conservateur The Spectator, à Londres, peu de temps après que Boris Johnson soit devenu rédacteur en chef, en 1999.

« Sous la table, je sens la main de Johnson sur ma cuisse. Il la serre. Sa main est en haut de ma jambe et il a assez de chair sous ses doigts pour que je me redresse soudainement », a-t-elle décrit dans un article écrit à l’occasion des deux ans du mouvement #MeToo, qui avait libéré la parole de femmes victimes de harcèlement ou d’agressions sexuelles.

Edwardes, à l’époque jeune journaliste, explique en avoir parlé à une jeune femme également assise aux côtés de Boris Johnson lors de ce déjeuner qui lui aurait dit: « Oh Mon Dieu, il m’a fait la même chose! ».

 

Lire aussi : Brexit: la Cour suprême inflige une défaite majeure à Boris Johnson

 

« Cette allégation est fausse », a déclaré un porte-parole de Downing Street.

« Si le Premier ministre ne se souvient pas de l’incident, alors j’ai clairement une meilleure mémoire que lui », a répliqué sur Twitter Charlotte Edwardes.

Elle a reçu le soutien du ministre de la Santé Matt Hancock, candidat malheureux contre Boris Johnson pour prendre la tête du parti en juillet. « Je la connais bien et je sais qu’elle est digne de confiance », a déclaré Hancock à Channel 4 news.

« Je suis tout à fait d’accord avec @MattHancock » a renchéri sur Twitter Amber Rudd, qui avait démissionné le mois dernier de son poste de ministre du Travail.

 

Lire aussi : Brexit: Boris Johnson perd la majorité à la Chambre des communes

 

Boris Johnson risque en outre l’ouverture d’une enquête pénale en raison de ses liens avec une femme d’affaires américaine, Jennifer Arcuri, ayant bénéficié de fonds publics lorsqu’il était maire de Londres. Le Sunday Times affirme qu’ils avaient une liaison et qu’il n’a pas déclaré de potentiels conflits d’intérêts. « Tout a été fait comme il se doit », a rétorqué Johnson.

Séparé depuis l’an dernier de sa femme Marina Wheeler, Johnson fréquente depuis Carrie Symonds, une spécialiste en communication de 24 ans sa benjamine, qui l’accompagne au congrès annuel du Parti conservateur se déroulant jusqu’à mercredi à Manchester (nord de l’Angleterre).