Diapo. Comment le gouvernement catalan a dragué les musulmans avant le référendum

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Crédit: El Confidencial

Malgré l’interdiction de Madrid, les autorités catalanes ont voulu coûte que coûte organiser le référendum d’indépendance et donner toutes ses chances au «oui»…

Madrid et la Catalogne sont à couteaux tirées au lendemain du référendum d’indépendance qui s’est déroulé dimanche 1 octobre. A l’issue de cette journée électorale entachée par de nombreuses entorses aux règles électorales (électeurs autorisés  placer des bulletins sans enveloppe, urnes achetées sur Alibaba, etc.) et l’intervention violente des policiers, les autorités catalanes ont revendiquées 90% de voix favorables à l’indépendance de la communauté autonome.

Malgré l’interdiction de Madrid et les instructions données aux policiers, les autorités catalanes ont voulu coûte que coûte organiser le référendum… et donner toutes ses chances au «oui». A titre d’exemple, le gouvernement catalan n’a pas hésité à draguer la communauté musulmane de la Catalogne, largement dominée par les Marocains (80%). En effet, la mosquée Al Houda, à Sant Vincenç dels Horts, a reçu le 19 septembre dernier la visite de Maite Aymerich, maire de la ville, et Oriol Amorós, secrétaire chargé de l’Immigration du gouvernement catalan. Pourtant, la mairie avait appelé le président de la communauté islamique locale, Brahim Bayejou, pour annoncer une «visite de courtoisie» d’Aymerich, sans évoquer la présence d’Amorós.

«Le secrétaire nous a expliqué l’importance du référendum et a nous encouragés à y participer. (…) Nous avons également reçu des prospectus», a confié El Condidencial un fidèle présent lors de la rencontre. Les deux politiciens ont voulu par la suite rendre visite l’autre communauté musulmane de Sant Vincenç dels Horts, mais le président de cette dernière à refusé. «En général, les communautés musulmanes essaient d’être neutres», a expliqué Mohamed el Ghaidouni, président local de l’Union des communautés islamiques d’Espagne.