Dépouilles des marocains à l’étranger: le Conseil des oulémas préconise un enterrement sur place

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Depuis la suspension des liaisons maritimes et aérienne, les dépouilles de marocains résidents à l’étranger ne peuvent plus être rapatriées au pays. Le Conseil européen des Oulémas marocains suggère quant à lui, l’enterrement dans le pays de décès.

En Belgique, Ludo Beckers, directeur du cimetière multiconfessionnel de Bruxelles, évoque un fort dilemme chez la communauté marocaine installée dans la capitale.

Dans une déclaration au média RTBF, il évoque «une situation inédite», à laquelle le cimetière tente de palier en proposant notamment une inhumation temporaire du corps, après quoi il serait possible de le rapatrier, lorsque les mesures de confinement seront assouplies.

Cette inhumation, «peu profonde», pourrait se faire dans un cercueil en zinc (indispensable pour le rapatriement)», note le média belge. Une autre option proposait par les proches est de maintenir le corps à la morgue pour éviter de devoir l’exhumer, poursuit le directeur du cimetière qui souligne néanmoins, qu’elle soit «sans doute pas possible si le nombre de décès liés au coronavirus augmente encore».

 

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Du côté du Conseil européen des oulémas marocains, membre du Conseil Supérieur des Oulémas au Maroc, l’on précise dans un communiqué qu’«il est permis d’enterrer le défunt dans le pays où il est décédé, dans le cimetière public, dans la parcelle réservée à l’enterrement des défunts musulmans».

Précisant également qu’il est «permis au défunt de laisser un testament prescrivant le transfert ultérieur de son cadavre dans le lieu de son choix, dès que les circonstances le permettront».