Démission du vice-Premier ministre britannique accusé de harcèlement sexuel

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Le vice-Premier ministre britannique Damian Green, l’un des plus proches alliés de la Première ministre Theresa May, a démissionné après des accusations de harcèlement sexuel lancées par une ancienne militante du Parti conservateur.

Les ennuis poursuivent décidément Theresa May jusqu’au bout de l’année. La première ministre a dû sacrifier l’un de ses plus proches alliés au gouvernement, touché par un scandale sexuel. Damian Green, «first secretary of state», l’équivalent d’un vice-premier ministre, a été remercié ce mercredi dans la soirée.

C’est le troisième départ dans l’équipe gouvernementale en moins de deux mois. Officiellement, la première ministre a demandé à son ami très proche, avec qui elle a étudié à Oxford, de partir, pour entrave au code ministériel.

Le scandale couvait depuis des semaines. Damian Green, 61 ans, faisait l’objet d’une enquête pour des vidéos porno trouvées sur son ordinateur professionnel au Parlement en 2008. Il a aussi été accusé de «comportement inapproprié» par une militante conservatrice, Kate Maltby, trente ans plus jeune que lui, qui l’a révélé dans un article publié dans le Times.

Or, il avait nié jusqu’à présent avoir connaissance des vidéos porno, alors que la police en avait informé ses avocats à l’époque. Il a présenté ses excuses et sa démission. Il assure par ailleurs «regretter prondément le désarroi causé à Kate Maltby après son article». Elle a subi une violente campagne d’intimidation après ses révélations, jugées «plausibles» par les enquêteurs. Mais il continue à nier les faits.

Cela a suffi à Theresa May pour en tirer les conclusions. «Extrêmement triste», elle lui a demandé de démissionner. Le ministre de la Défense, Michael Fallon, avait été lui aussi limogé début novembre pour harcèlement sexuel. Une semaine après, c’était au tour de sa collègue du Développement, Priti Patel.