Démission d’une ténor de l’OLP qui appelle à rajeunir le leadership palestinien

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L’une des personnalités phares de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hanane Achraoui, a annoncé mercredi sa démission et appelé du même souffle à rajeunir le leadership palestinien.

Membre de l’exécutif de l’OLP, Mme Achraoui avait présenté sa démission fin novembre au président Mahmoud Abbas, 85 ans, afin de protester contre la reprise de la coordination entre Israéliens et Palestiniens après six mois de pause, selon la presse locale.

Mais le président palestinien n’avait ni accepté ni refusé sa démission, a-t-elle indiqué mercredi dans une lettre envoyée aux médias.

Face à cette impasse, Mme Achraoui a jugé que sa démission était « effective » et appelé à une « réforme » de l’OLP, organisation regroupant différentes factions palestiniennes et signataire des accords de paix d’Oslo avec Israël, dans les années 90.

« Le système politique palestinien a besoin d’un renouveau et d’être revigoré en incluant des jeunes, des femmes et des professionnels qualifiés », a déclaré cette ténor de l’OLP aujourd’hui âgée de 74 ans.

 

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Elle avait salué en septembre les négociations entre le Fatah et le Hamas, partis rivaux, qui ont depuis annoncé leur engagement à tenir des élections palestiniennes au début de 2021, les premières en 15 ans.

« Mettre fin à la querelle actuelle dans le système politique est une priorité urgente, attendue depuis longtemps », avait-elle alors affirmé qualifiant de « bonne nouvelle pour le peuple palestinien » l’annonce de ces élections.

Mais depuis cet accord en septembre entre le Fatah laïc de Mahmoud Abbas, qui siège en Cisjordanie occupée, et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, aucune date n’a été annoncée pour des élections.

 

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Ces deux grands blocs avaient annoncé ces élections, et leur volonté de « réconciliation », notamment afin de dénoncer d’une voix « unie » le plan Trump pour le Moyen-Orient et la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes.

Mais avec la défaite de Donald Trump à la présidentielle américaine, des analystes palestiniens ont remis en cause la volonté du président Abbas de se lancer à court terme dans des élections.