Crise du Golfe: le quartet anti-Qatar recadre l’émir du Koweït

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L'émir de Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah. Crédit: DR

Les quatre pays arabes hostiles au Qatar ont contesté vendredi des déclarations de l’émir du Koweït, médiateur dans la crise du Golfe, en niant tout progrès dans la recherche d’une solution à cette dispute sans précédent.

Dans un communiqué publié tôt vendredi par l’agence de presse officielle saoudienne SPA, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte, ont réagi à des déclarations faites par l’émir de Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah aux côtés du président américain Donald Trump à la Maison Blanche.

Ils ont mis en doute l’affirmation faite par cheikh Sabah, selon laquelle le Qatar serait prêt à accepter les treize demandes formulées par ces quatre pays et répété que « la négociation sur ces demandes ne doit être précédé par aucune condition ».

Les quatre pays ont également « regretté que l’émir de Koweït ait affirmé que sa médiation a empêché une escalade militaire » en soulignant que l' »option militaire n’a jamais été envisagée dans ce conflit ».

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte, suivis par d’autres pays, ont rompu depuis le 5 juin leurs relations diplomatiques avec Doha, lui reprochant de soutenir des groupes extrémistes et de s’être trop rapproché de l’Iran chiite, grand rival du royaume sunnite d’Arabie saoudite.

Ils ont aussi imposé des sanctions sans précédent, notamment un blocage des voies d’accès maritimes, aériennes et terrestres vers ce petit émirat gazier.

Le Qatar nie soutenir des groupes extrémistes et affirme que ces pays tentent d’empiéter sur sa souveraineté.