Climat: Trump quitte l’accord de Paris, consternation à travers le monde

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Après avoir longtemps entretenu le suspense, Donald Trump a annoncé la sortie de l’accord de Paris sur le climat, isolant les Etats-Unis sur la scène internationale et semant la consternation parmi les 194 autres pays signataires de ce texte historique.

« L’heure est venue de quitter l’accord de Paris », a lancé le président américain jeudi dans les jardins de la Maison Blanche dans un long discours – parfois confus – au cours duquel il a par moment retrouvé les accents de sa campagne électorale.

Les réactions ont fusé des quatre coins de la planète – dans la sphère politique mais aussi économique – entre stupeur, colère et effarement.

De New York à la Californie, plusieurs dizaines de villes et d’Etats américains ont immédiatement organisé la résistance, promettant qu’au niveau local, l’Amérique continuerait d’avancer vers une économie verte.

« J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris », a lancé le président Trump, qui a mis en avant la défense des emplois américains et dénoncé un accord « très injuste » pour son pays.

L’accord de Paris, conclu fin 2015 et dont son prédécesseur démocrate Barack Obama fut l’un des principaux architectes, vise à contenir la hausse de la température moyenne mondiale « bien en deçà » de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Les Etats-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine.

La décision de jeudi va au-delà de la question climatique. Elle donne une indication sur le rôle que les Etats-Unis sous la direction de Donald Trump entendent jouer sur la scène internationale dans les années à venir. Et elle pourrait donner encore plus de poids à la Chine, qui s’est peu à peu imposée comme un pays leader de la « diplomatie climat ».

Affichant sa volonté de négocier un « nouvel accord » ou de renégocier l’accord existant, Donald Trump, élu sur la promesse de « L’Amérique d’abord », est resté extrêmement évasif sur les engagements que les Etats-Unis seraient prêts à prendre.