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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Il revendique 95 millions de membres mais dirige dans l’ombre la deuxième puissance mondiale. Le Parti communiste chinois (PCC), qui fête ce jeudi son centenaire, se caractérise par son opacité.

    Né dans la clandestinité, le PCC reste fidèle à ses racines marxistes-léninistes, et son fonctionnement interne se dérobe aux regards, même s’il monopolise le pouvoir et le débat public en Chine.

    « La plus vaste société secrète au monde », comme le qualifie le sinologue Jean-Pierre Cabestan, vit en symbiose avec l’Etat. Difficile dans ces conditions d’évaluer son emprise sur le pays séparément de celle de l’administration: nombre de bâtiments publics abritent les organes de l’Etat et du Parti et beaucoup de fonctionnaires sont en même temps permanents du PCC.

     

    Quand a-t-il été fondé?

    Selon l’histoire officielle, le PCC n’a pas été fondé le 1er juillet 1921 mais le 23 juillet, lors d’un premier « congrès » de 13 participants, réunis dans le plus grand secret à Shanghai.

    Pas sûr de la date exacte, c’est le futur fondateur de la République populaire, Mao Tsé-toung, qui fixera 20 ans plus tard l’anniversaire au 1er juillet.

     

    Qui est membre?

    Selon les derniers chiffres officiels publiés mercredi, le Parti compte 95,1 millions de membres (+3,5% depuis 2019) — dont 28,8% sont des femmes et 7,5% appartiennent à l’une des 55 minorités ethniques reconnues.

    La liste des membres n’est toutefois pas connue. Parfois, le voile se lève, comme en 2018 lorsque la presse officielle a révélé que Jack Ma, le multimilliardaire le plus célèbre de Chine, était membre du PCC.

    L’organisation n’est « que » le deuxième parti politique du monde après le BJP du Premier ministre indien Narendra Modi, qui compterait 180 millions de membres.

     

    Comment est-il financé?

    Le budget du PCC n’est pas public.

    Le Parti a des ressources propres, issues des cotisations de ses membres (entre 0,5% et 2% de leurs revenus). En 2016, un journal officiel avait évoqué le chiffre de 7,08 milliards de yuans (920 millions d’euros au cours actuel) pour le total des cotisations de l’année précédente.

    Divisé par le nombre de membres, cela revenait à moins de 80 yuans (10 euros) par personne et par an.

    Le Parti est également à la tête d’un empire financier et gère directement des entreprises, des hôtels ou des usines, explique à l’AFP Jean-Pierre Cabestan, de l’Université baptiste de Hong Kong.

    Quant aux salaires de ses dirigeants, l’obscurité est totale, même si les cadres du Parti sont en principe alignés sur la grille de la fonction publique. Nombre d’entre eux disposent d’avantages en nature (logement et véhicule de fonctions, domestiques…) qui n’apparaissent pas dans leur salaire de base.

    La question de la fortune des hauts responsables chinois est encore plus sensible. Les médias étrangers qui s’y sont risqué en 2012 ont été sanctionnés par le régime.

    En Chine même, le militant anti-corruption Xu Zhiyong, qui réclamait la transparence sur le patrimoine des dirigeants, a été condamné en 2014 à quatre ans de prison.

     

    Des réunions secrètes

    Les grandes messes publiques du Parti, comme son Congrès quinquennal, s’achèvent systématiquement sur l’adoption des décisions à la quasi-unanimité.

    Mais en amont, les réunions du Comité central (200 membres) et du Bureau politique (25 membres) se déroulent à huis clos, la télévision se contentant de retransmettre en voix off les monologues du secrétaire général Xi Jinping. Les débats, s’il y en a, ne sont pas rendus publics, pas plus que les résultats des votes éventuels.

    Les tensions au sein de l’appareil peuvent pourtant être vives, comme l’a montré en 2012 l’élimination de l’étoile montante du régime, Bo Xilai, rival de Xi Jinping.

    Par contraste avec les déchirements des démocraties occidentales, « dissimuler les tensions internes permet au PCC de présenter une façade d’acier face à ses ennemis et à ceux de la Chine », comme l’explique M. Cabestan.

     

    Combien de victimes?

    A l’étranger, la plupart des spécialistes de l’histoire chinoise évaluent entre 40 et 70 millions le nombre de personnes décédées du fait de décisions politiques ou d’erreurs du Parti depuis son arrivée au pouvoir en 1949 (épuration, famine entraînée par le « Grand bond en avant », répression au Tibet, « Révolution culturelle », massacre de Tiananmen, etc).

    Interrogé par l’AFP, le Département de l’organisation du PCC n’a pas répondu à combien se montait l’évaluation officielle du Parti.

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