Un chauffeur Uber avoue le meurtre d’une Britannique à Beyrouth

Rebecca Dykes, qui travaillait pour l’ambassade britannique à Beyrouth, a été tuée dans la nuit de vendredi à samedi. Un fait rarissime dans cette ville considérée comme sûre.

Rebecca Dykes, jeune Britannique qui travaillait pour le département de développement international de Grande-Bretagne (DFID) au sein de l’ambassade, a été retrouvée morte au bord d’une autoroute samedi matin au nord de Beyrouth. La jeune femme, qui avait une corde autour du cou, présentait des marques d’étranglements. Son meurtrier, un chauffeur Uber de la ville de 35 ans, a reconnu les faits selon l’Agence de presse nationale libanaise (ANI).

La jeune femme de 30 ans passait son vendredi soir à Gemmayzé, un quartier animé de la capitale libanaise, lorsqu’elle décida de commander un Uber par le biais de l’application de la société américaine, pour rentrer chez elle. Les femmes ont souvent recours à ce moyen de transport à Beyrouth, réputé plus sûr que le taxi.

Beyrouth, une ville réputée pour sa sécurité

D’après un responsable judiciaire, le chauffeur aurait pris la direction de l’autoroute, au lieu de déposer la jeune femme à son domicile, avant de l’agresser sexuellement. «Le suspect a essayé de la violer et quand elle a résisté, il l’a étranglé avant de jeter son corps. Il a pris son portefeuille et l’a jeté dans une benne à ordure» a-t-il ajouté.

Ce meurtre choque d’autant plus que la ville est l’une des plus prisés par les touristes du Moyen-Orient. «En dépit de son passé violent marqué par la guerre civile qui a déchiré le pays entre 1975 et 1990, Beyrouth est devenu l’une des villes les plus attrayantes de la région» affirme le quotidien londonien The Times.

Le meurtrier a été arrêté lundi matin grâce aux caméras de contrôle de circulation, d’après un responsable de la sécurité libanais. Selon les autorités locales, ce meurtre n’aurait à ce stade de l’enquête aucun motif politique.

L’ambassade de Grande-Bretagne «profondément choquée»

«Toute l’ambassade est profondément choquée et attristée par cette nouvelle», a déclaré l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Beyrouth, Hugo Shorter.

La famille de la jeune femme a quant à elle communiqué via le ministère des Affaires étrangères britanniques. «Nous sommes dévastés par la mort de notre Rebecca bien-aimée. Nous faisons tout notre possible pour comprendre ce qui s’est passé» a-t-elle déclaré. Cette affaire connaît pour le moment de nombreuses zones d’ombre, à l’heure où la situation politique de la région reste tendue.

Une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a affirmé que Londres était «en contact direct avec les autorités libanaises» pour élucider les circonstances de ce meurtre.