La Banque mondiale promet plus de 4 milliards de dollars sur cinq ans au Liban

La Banque mondiale va mobiliser plus de quatre milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour le financement de projets d’investissement au Liban, a annoncé vendredi sur Twitter la directrice générale de l’institution, Kristalina Georgieva.
Cet argent permettra de soutenir la « croissance » et les « créations d’emplois », a souligné Mme Georgieva, en marge d’une conférence internationale de soutien au Liban à Paris, sans préciser quelle forme prendrait cette aide financière.
« Le Liban a fait son devoir envers le monde », a ajouté la responsable de la Banque mondiale, en référence aux efforts fournis par le pays du Cèdre pour accueillir des réfugiés syriens. « Il est temps que le monde fasse son devoir envers le Liban », a-t-elle ajouté.
Ces quatre milliards de dollars viennent s’ajouter à plusieurs autres milliards de prêts et de dons annoncés depuis vendredi matin lors de cette rencontre, notamment de la part de l’Arabie saoudite, qui va renouveler une ligne de crédit d’un milliard de dollars.
Côté européen, la France a promis 550 millions d’euros, les Pays-Bas 300 millions, le Royaume-Uni 130 millions et l’Italie 120 millions, selon l’ambassadeur de France au Liban Bruno Foucher. L’Union européenne va apporter elle une contribution de 150 millions d’euros.
Selon M. Foucher, 800 millions d’euros ont par ailleurs été promis par la Banque européenne d’investissement (BEI), 700 millions de dollars par le Koweït, 1,1 milliard de dollars par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), et 500 millions de dollars par le Fonds Arabe FADES.
Le Liban, qui vit dans la crainte d’une crise économique et financière, espérait lever entre 6 et 7 milliards de dollars en dons et prêts lors de cette conférence pour financer des infrastructures, notamment en eau, et relancer son économie.
L’économie libanaise connaissait un taux de croissance annuel de 8% en moyenne avant le début du conflit syrien en 2011, qui s’est effondré à 1% à peine depuis, selon le Premier ministre libanais Saad Hariri.
Au total, 37 Etats et 14 organisations internationales et régionales (FMI, Banque mondiale, UE…) sont réunis pour cette conférence, organisée un mois avant les élections législatives du 6 mai au Liban.