Aux Emirats, soutenir le Qatar devient un crime grave

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Sheikh Mohammed Bin Rashid al-Maktoum, émir de Dubaï. ©AFP

Les Emirats Arabes Unis ont prévenu aujourd’hui que quiconque exprime sur les réseaux sociaux de la sympathie envers le Qatar encourt une lourde peine de prison, après la rupture des relations entre Abou Dhabi et Doha.

Dans un communiqué publié dans la presse, le procureur général des Emirats souligne que ceux qui s’expriment notamment sur les réseaux sociaux pour « faire montre de sympathie envers le Qatar ou critiquer les Emirats et les autres Etats ayant adopté des mesures fermes contre le gouvernement qatari, encourent entre 3 et 15 ans de prison et une amende d’au moins 500.000 dirhams (120.800 euros) ».

Les Emirats Arabes Unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn, l’Egypte et le Yémen ont rompu avant-hier leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent Doha de « soutien au terrorisme », ce que le Qatar nie. Se sont ajoutées des mesures économiques comme la fermeture des frontières terrestres et maritimes entre ces pays et le Qatar, ainsi que des interdictions de survol aux compagnies aériennes qataries ou de sévères restrictions aux déplacements des personnes